1 Num 964 - Mémoires du maréchal des logis Louis Archinard., item 17

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jusqu à Habroney vilage brute ou nous sommes arretes

pour manger et donner les sons aux chevaux. Il est2 heures

de l'apres midi la chaleuroragense ets etouffante nous mangeons

du bout des doights des vivres de reserve, arroses d'un peu d'eau

plus on moins agreable. Les chevaux sont sans fain depuis les

depart de Xertigny et leus seule nourriture est l'avons qui

leur cause des coliques et quelques vers en sont fortemente incom

modès. De plus beaucoup sont blesses par le hamachement

ou les selles ce que occasionne des changement dans les

attelages et a qui n'est pas sans preoccuper les chef depiece.

Pensandt ce repas pris sur la route, nous sommes un instant

interesses par le passage de 4 chevaux de Ulhans, qui vivement

d'etre captures. Ce sont de belles bets, en excellent etat et

bien harnachees. Nous approcons de la frontiere. Nous

partimes vers 3 heures, traversant successivement, Blamont,

Cerey, completement Ictruits, puis ensinte Bertrambois, dernier

village francaise à 1 kil de la frontiere. Partout dans les

champs, il y a des traces de combats recents et des debus de

victuailles, des tomeaux evatrees des caisses defoncees

on avait plus gaspille qu'on avait mangé.

Au crepuscule la colonne passe devant le poteau

frontiere arrache et jetè dans le fosse de la route. Ce fut

un instant innouvant et personne ne sartait plus la fatyce

ce fut le premier moment d'enthousiasme spontane que je

vis partage pas tous dequis notre formation. Il est vrai,

 que l'uistant est solennnel. Me viecel engagé volontaire alascn

Lorrain d'origine, sous lientenaiet à notre colonne, les larmes

aux yeux à cheval face à la route, salue on sabre nu

pensant que nous defilons chantaus la marseillaise.

Nous voilà en pays aunexe, nous y parcourons 2 kilom

puis ordre nous fut donne de revenir en arriere pourformer

la bivonac et c'est en pleine nuit que nous retournons à

Bertrambois, pour camper dans un pré, en bordere de la

route. Les caissons charger d'obus s'enfoncet dans ce serrain

nouc, juisqu'aux essienx. Pendant queles scrivants abbèrent 

aux distriutions de vivres, j'accompagnai les chevaux a l'abunnon

danc une fois, ces paures bete purent de deraterer commondement

et succiciemments. J'etais tellement eremite par les fatiques et

le beson de dormir, que revenant de l'abreuvoir, je fus plutot

conduit par mon cheval, que je le dirigions moi meme, aussi

apres m'etre assure quele picotin d'avoire etait regulierement

dishibue, je m'etendis sur le siege d'un caisson, enveloppe dans

mon manteau encore tout mouille de deluge de la Veille.

Mes comarades, moins deprimes, cassen largement la cronte

avec des vivres qu ils s'etaiont procures au village, evacue

en partie suelement par des habitants. Le froid ne tarde

pas à une saivier et mon brigadier m'engagea à aller me

coucher dans la paille d'une habitation proche. Y y allue 

et j'y retrouvai des sons officier qui se faisaient preparare une

bonne omelette, qu ils m'offrirent de partages. Je n'avais pas

envie de manger et je m'etendu bien vite dans le fois et

ne tardai pas à m'endomis.

17 aout. Au reveil,j'etais plus dispos et notre

matinée se passe tranquillement a mettre de l'ordre dans la

toilette et dans les effets, de meme qu'à la verification du

harmachement. Ce fut une petite detente surtout la matinee

etant belle. Je pus parler avec quelquen habitants du village

avant la guerre, on se frequentant fort d'un bourg à l'autre,

de chaque cote e la frontere on se voyait aux fets votives 

et on dansait ensemble. Les jeunie gen se maraient et 

dans les familles, il y avait dans gendres on du films sans les

armiees des deux pays. Cette situation n'etait pas sans attriste

beaucoup ces parmres gens.

Mon ami le chef fut evacue pour malade et

je n'ai plus centendre parler de lui. Pres de notre bienac etait

forme un parc de bateaux des posstonncers du genie ou je

retrouvair avec plaisir un volentirions et cela me fit on bien

de parler un mistant avec lui. Nous etions naturellement

sans nouvelle de nos familles, qui heuresement elles, realents

les petites cartes que nous etions autorises à leur envoyer.

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jusqu à Habroney vilage brute ou nous sommes arretes

pour manger et donner les sons aux chevaux. Il est2 heures

de l'apres midi la chaleuroragense ets etouffante nous mangeons

du bout des doights des vivres de reserve, arroses d'un peu d'eau

plus on moins agreable. Les chevaux sont sans fain depuis les

depart de Xertigny et leus seule nourriture est l'avons qui

leur cause des coliques et quelques vers en sont fortemente incom

modès. De plus beaucoup sont blesses par le hamachement

ou les selles ce que occasionne des changement dans les

attelages et a qui n'est pas sans preoccuper les chef depiece.

Pensandt ce repas pris sur la route, nous sommes un instant

interesses par le passage de 4 chevaux de Ulhans, qui vivement

d'etre captures. Ce sont de belles bets, en excellent etat et

bien harnachees. Nous approcons de la frontiere. Nous

partimes vers 3 heures, traversant successivement, Blamont,

Cerey, completement Ictruits, puis ensinte Bertrambois, dernier

village francaise à 1 kil de la frontiere. Partout dans les

champs, il y a des traces de combats recents et des debus de

victuailles, des tomeaux evatrees des caisses defoncees

on avait plus gaspille qu'on avait mangé.

Au crepuscule la colonne passe devant le poteau

frontiere arrache et jetè dans le fosse de la route. Ce fut

un instant innouvant et personne ne sartait plus la fatyce

ce fut le premier moment d'enthousiasme spontane que je

vis partage pas tous dequis notre formation. Il est vrai,

 que l'uistant est solennnel. Me viecel engagé volontaire alascn

Lorrain d'origine, sous lientenaiet à notre colonne, les larmes

aux yeux à cheval face à la route, salue on sabre nu

pensant que nous defilons chantaus la marseillaise.

Nous voilà en pays aunexe, nous y parcourons 2 kilom

puis ordre nous fut donne de revenir en arriere pourformer

la bivonac et c'est en pleine nuit que nous retournons à

Bertrambois, pour camper dans un pré, en bordere de la

route. Les caissons charger d'obus s'enfoncet dans ce serrain

nouc, juisqu'aux essienx. Pendant queles scrivants abbèrent 

aux distriutions de vivres, j'accompagnai les chevaux a l'abunnon

danc une fois, ces paures bete purent de deraterer commondement

et succiciemments. J'etais tellement eremite par les fatiques et

le beson de dormir, que revenant de l'abreuvoir, je fus plutot

conduit par mon cheval, que je le dirigions moi meme, aussi

apres m'etre assure quele picotin d'avoire etait regulierement

dishibue, je m'etendis sur le siege d'un caisson, enveloppe dans

mon manteau encore tout mouille de deluge de la Veille.

Mes comarades, moins deprimes, cassen largement la cronte

avec des vivres qu ils s'etaiont procures au village, evacue

en partie suelement par des habitants. Le froid ne tarde

pas à une saivier et mon brigadier m'engagea à aller me

coucher dans la paille d'une habitation proche. Y y allue 

et j'y retrouvai des sons officier qui se faisaient preparare une

bonne omelette, qu ils m'offrirent de partages. Je n'avais pas

envie de manger et je m'etendu bien vite dans le fois et

ne tardai pas à m'endomis.

17 aout. Au reveil,j'etais plus dispos et notre

matinée se passe tranquillement a mettre de l'ordre dans la

toilette et dans les effets, de meme qu'à la verification du

harmachement. Ce fut une petite detente surtout la matinee

etant belle. Je pus parler avec quelquen habitants du village

avant la guerre, on se frequentant fort d'un bourg à l'autre,

de chaque cote e la frontere on se voyait aux fets votives 

et on dansait ensemble. Les jeunie gen se maraient et 

dans les familles, il y avait dans gendres on du films sans les

armiees des deux pays. Cette situation n'etait pas sans attriste

beaucoup ces parmres gens.

Mon ami le chef fut evacue pour malade et

je n'ai plus centendre parler de lui. Pres de notre bienac etait

forme un parc de bateaux des posstonncers du genie ou je

retrouvair avec plaisir un volentirions et cela me fit on bien

de parler un mistant avec lui. Nous etions naturellement

sans nouvelle de nos familles, qui heuresement elles, realents

les petites cartes que nous etions autorises à leur envoyer.


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  • November 5, 2018 19:13:06 Sara Fresi

    jusqu à Habroney vilage brute ou nous sommes arretes

    pour manger et donner les sons aux chevaux. Il est2 heures

    de l'apres midi la chaleuroragense ets etouffante nous mangeons

    du bout des doights des vivres de reserve, arroses d'un peu d'eau

    plus on moins agreable. Les chevaux sont sans fain depuis les

    depart de Xertigny et leus seule nourriture est l'avons qui

    leur cause des coliques et quelques vers en sont fortemente incom

    modès. De plus beaucoup sont blesses par le hamachement

    ou les selles ce que occasionne des changement dans les

    attelages et a qui n'est pas sans preoccuper les chef depiece.

    Pensandt ce repas pris sur la route, nous sommes un instant

    interesses par le passage de 4 chevaux de Ulhans, qui vivement

    d'etre captures. Ce sont de belles bets, en excellent etat et

    bien harnachees. Nous approcons de la frontiere. Nous

    partimes vers 3 heures, traversant successivement, Blamont,

    Cerey, completement Ictruits, puis ensinte Bertrambois, dernier

    village francaise à 1 kil de la frontiere. Partout dans les

    champs, il y a des traces de combats recents et des debus de

    victuailles, des tomeaux evatrees des caisses defoncees

    on avait plus gaspille qu'on avait mangé.

    Au crepuscule la colonne passe devant le poteau

    frontiere arrache et jetè dans le fosse de la route. Ce fut

    un instant innouvant et personne ne sartait plus la fatyce

    ce fut le premier moment d'enthousiasme spontane que je

    vis partage pas tous dequis notre formation. Il est vrai,

     que l'uistant est solennnel. Me viecel engagé volontaire alascn

    Lorrain d'origine, sous lientenaiet à notre colonne, les larmes

    aux yeux à cheval face à la route, salue on sabre nu

    pensant que nous defilons chantaus la marseillaise.

    Nous voilà en pays aunexe, nous y parcourons 2 kilom

    puis ordre nous fut donne de revenir en arriere pourformer

    la bivonac et c'est en pleine nuit que nous retournons à

    Bertrambois, pour camper dans un pré, en bordere de la

    route. Les caissons charger d'obus s'enfoncet dans ce serrain

    nouc, juisqu'aux essienx. Pendant queles scrivants abbèrent 

    aux distriutions de vivres, j'accompagnai les chevaux a l'abunnon

    danc une fois, ces paures bete purent de deraterer commondement

    et succiciemments. J'etais tellement eremite par les fatiques et

    le beson de dormir, que revenant de l'abreuvoir, je fus plutot

    conduit par mon cheval, que je le dirigions moi meme, aussi

    apres m'etre assure quele picotin d'avoire etait regulierement

    dishibue, je m'etendis sur le siege d'un caisson, enveloppe dans

    mon manteau encore tout mouille de deluge de la Veille.

    Mes comarades, moins deprimes, cassen largement la cronte

    avec des vivres qu ils s'etaiont procures au village, evacue

    en partie suelement par des habitants. Le froid ne tarde

    pas à une saivier et mon brigadier m'engagea à aller me

    coucher dans la paille d'une habitation proche. Y y allue 

    et j'y retrouvai des sons officier qui se faisaient preparare une

    bonne omelette, qu ils m'offrirent de partages. Je n'avais pas

    envie de manger et je m'etendu bien vite dans le fois et

    ne tardai pas à m'endomis.

    17 aout. Au reveil,j'etais plus dispos et notre

    matinée se passe tranquillement a mettre de l'ordre dans la

    toilette et dans les effets, de meme qu'à la verification du

    harmachement. Ce fut une petite detente surtout la matinee

    etant belle. Je pus parler avec quelquen habitants du village

    avant la guerre, on se frequentant fort d'un bourg à l'autre,

    de chaque cote e la frontere on se voyait aux fets votives 

    et on dansait ensemble. Les jeunie gen se maraient et 

    dans les familles, il y avait dans gendres on du films sans les

    armiees des deux pays. Cette situation n'etait pas sans attriste

    beaucoup ces parmres gens.

    Mon ami le chef fut evacue pour malade et

    je n'ai plus centendre parler de lui. Pres de notre bienac etait

    forme un parc de bateaux des posstonncers du genie ou je

    retrouvair avec plaisir un volentirions et cela me fit on bien

    de parler un mistant avec lui. Nous etions naturellement

    sans nouvelle de nos familles, qui heuresement elles, realents

    les petites cartes que nous etions autorises à leur envoyer.

  • November 5, 2018 19:03:57 Sara Fresi

    jusqu à Habroney vilage brute ou nous sommes arretes

    pour manger et donner les sons aux chevaux. Il est2 heures

    de l'apres midi la chaleuroragense ets etouffante nous mangeons

    du bout des doights des vivres de reserve, arroses d'un peu d'eau

    plus on moins agreable. Les chevaux sont sans fain depuis les

    depart de Xertigny et leus seule nourriture est l'avons qui

    leur cause des coliques et quelques vers en sont fortemente incom

    modès. De plus beaucoup sont blesses par le hamachement

    ou les selles ce que occasionne des changement dans les

    attelages et a qui n'est pas sans preoccuper les chef depiece.

    Pensandt ce repas pris sur la route, nous sommes un instant

    interesses par le passage de 4 chevaux de Ulhans, qui vivement

    d'etre captures. Ce sont de belles bets, en excellent etat et

    bien harnachees. Nous approcons de la frontiere. Nous

    partimes vers 3 heures, traversant successivement, Blamont,

    Cerey, completement Ictruits, puis ensinte Bertrambois, dernier

    village francaise à 1 kil de la frontiere. Partout dans les

    champs, il y a des traces de combats recents et des debus de

    victuailles, des tomeaux evatrees des caisses defoncees

    on avait plus gaspille qu'on avait mangé.

    Au crepuscule la colonne passe devant le poteau

    frontiere arrache et jetè dans le fosse de la route. Ce fut

    un instant innouvant et personne ne sartait plus la fatyce

    ce fut le premier moment d'enthousiasme spontane que je

    vis partage pas tous dequis notre formation. Il est vrai,

     que l'uistant est solennnel. Me viecel engagé volontaire alascn

    Lorrain d'origine, sous lientenaiet à notre colonne, les larmes

    aux yeux à cheval face à la route, salue on sabre nu

    pensant que nous defilons chantaus la marseillaise.

    Nous voilà en pays aunexe, nous y parcourons 2 kilom

    puis ordre nous fut donne de revenir en arriere pourformer

    la bivonac et c'est en pleine nuit que nous retournons à

    Bertrambois, pour camper dans un pré, en bordere de la

    route. Les caissons charger d'obus s'enfoncet dans ce serrain

    nouc, juisqu'aux essienx. Pendant queles scrivants abbèrent 


  • November 5, 2018 18:59:32 Sara Fresi

    jusqu à Habroney vilage brute ou nous sommes arretes

    pour manger et donner les sons aux chevaux. Il est2 heures

    de l'apres midi la chaleuroragense ets etouffante nous mangeons

    du bout des doights des vivres de reserve, arroses d'un peu d'eau

    plus on moins agreable. Les chevaux sont sans fain depuis les

    depart de Xertigny et leus seule nourriture est l'avons qui

    leur cause des coliques et quelques vers en sont fortemente incom

    modès. De plus beaucoup sont blesses par le hamachement

    ou les selles ce que occasionne des changement dans les

    attelages et a qui n'est pas sans preoccuper les chef depiece.

    Pensandt ce repas pris sur la route, nous sommes un instant

    interesses par le passage de 4 chevaux de Ulhans, qui vivement

    d'etre captures. Ce sont de belles bets, en excellent etat et

    bien harnachees. Nous approcons de la frontiere. Nous

    partimes vers 3 heures, traversant successivement, Blamont,

    Cerey, completement Ictruits, puis ensinte Bertrambois, dernier

    village francaise à 1 kil de la frontiere. Partout dans les

    champs, il y a des traces de combats recents et des debus de

    victuailles, des tomeaux evatrees des caisses defoncees

    on avait plus gaspille qu'on avait mangé.



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21725 / 256141
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http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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