1 Num 964 - Mémoires du maréchal des logis Louis Archinard., item 22
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l'undes bras est soulem par une écharge rougie devang, marche
devant cette petite troupe silencieuse qui rejont l'ambulance
la plus proche. Il fandait une autre plume que lamiénne pour
décrice la tristesse de pareils talleaux, qui amenent les
larmes aux yeux.. On peut montrer parcille visions sur des
gravures ou des illustrations, elles imeuvent certs, mais pur
reproduisent quand meme pas la paignante réalité, ils font
les avoir récllement vécues. A une halte nous sommes
dépassés par un groupe de civils, lesfaisait comidérer comme les
espiond et on les menait à l'arriere pour les interroger. Ces
attendants, ils sont tout le long de la route, copiendement
huès par les troupes.
Nous repassans la frontiere, l'orcelle basse et nous
vuimes former le bionac à Barbas, petit village prés
de Blamont. Les maisons sont en partiè détruits par l'inaudre
Nous passons la nuit à la belle étoile, dans un champ pies de
la route. Il faisait beau temps.
22 aout. Départ de grand matin pour le retour en
arriére nos batteries se mettent en position mais ne reçorvent
pas l'ordre de tires, mais au contraire celui de continue la
retraite. Meme spectacle dèsolant que la veille des theorie,
de charriots lorrains et leur triste cortège. Encore un espion
conduit par des chasseurs à cheval. C'est le boulanger de
Barbasm où nous avroin passè la nuit. La pluie semet
à tomber, et bientot le spectacle devient plus lamentable
encore. Nous la supporterions plus allegrament cette pluie disapeable, si nous ne
sentions pas qu'elle vient compliquer rendre plus penible la
situation de cet paure malheureux qui dèsertent leurs foyeur
et qui na peuvent meme pas d'arreter pour de mettre a l'abie
car l'ennemi est derrier et on entend ses conous. Les petits
enfants et les malades allongès sont reconverts avec des vetements
ou des converture sour les quelles ils gèmissent on pleuront. Dans
une voiture, un moribond vit ses derniere meintes et les siens dèbet
pèrant de le vois atteindre la fui de leur étape. Un charriot lor in
passe, pleur de grand blessés couches. L'eau reisselle sur leurs
vetement soulles de sang et cette triste charrette laisse tout
le long de la route, une traince route qui deouline par dessons.
Et j'ai souvent pendé depuis mes cher enfants, que nous
habitions des régions privilegées; ces popolations de l'Est, plus
rudes que les notres, ont souvent connu l'invasion et je placguré
surtout les combattants des régions envohies, qui autre leurs
propres miseres, avaient encore la grande douleur de sentir leurs
familles traquées et malheureuse j'étai allégé de cet horrible
souce et j'appreciaé.
C'est ainsi que nouss arrivames de nouveau à Baccarab,
presque déserté de ses habitants on nous cantonna dans une
grande usine abandonnée. Nous arrivons là assez abattus: la
nourriture des vivres de reserve n'est guere appetissant, ni
reconfortante. Heuresement que nous pouvons nous désalteres
dans cette région, aved de l'eau convenable. Nous pouvre chemy
surtout sort extènnès. Mal mourris, on plutot minffiamme
nourris par leur maigre picotin d'avoire, ils ont presque
tous, plus on mome des coliques et depuis le 13 aout ils n'ont
pas été disharmachès. Nous leur donner des dormi vigouremy
en bouchannant les ventres, et quelques un paraisent
dangereusement atteints par le mal. Défense vous est farte
maintenant, de le tuer sans ordre de veteimaire, purtant
le lendemain, à la pointe du jour un garde d'écurie vint une
prevenir qu'un des chevaux de mon révolver charge, et aprées
avoir demandé le secret à mon conducteur, sans aucune
hesitation, e tuai cette pandre bete. Je lui evitai amise
des souffrances intolérables, juisqu'au moment de la visite
où il aurait fatalement en le meme sort. Je ne fais jamais
inquieté car le secret fut bien gardé. Je n'ai jamais eu
le moindre remord, mais tout au contraire, j'ai toujours pensé
que j'avais accomplé un acte d'humanité.
23 aout. Assez resposés, nous nous occupons à laver
notre ligne dans la Meurthe, qui borde le pré où est formè
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l'undes bras est soulem par une écharge rougie devang, marche
devant cette petite troupe silencieuse qui rejont l'ambulance
la plus proche. Il fandait une autre plume que lamiénne pour
décrice la tristesse de pareils talleaux, qui amenent les
larmes aux yeux.. On peut montrer parcille visions sur des
gravures ou des illustrations, elles imeuvent certs, mais pur
reproduisent quand meme pas la paignante réalité, ils font
les avoir récllement vécues. A une halte nous sommes
dépassés par un groupe de civils, lesfaisait comidérer comme les
espiond et on les menait à l'arriere pour les interroger. Ces
attendants, ils sont tout le long de la route, copiendement
huès par les troupes.
Nous repassans la frontiere, l'orcelle basse et nous
vuimes former le bionac à Barbas, petit village prés
de Blamont. Les maisons sont en partiè détruits par l'inaudre
Nous passons la nuit à la belle étoile, dans un champ pies de
la route. Il faisait beau temps.
22 aout. Départ de grand matin pour le retour en
arriére nos batteries se mettent en position mais ne reçorvent
pas l'ordre de tires, mais au contraire celui de continue la
retraite. Meme spectacle dèsolant que la veille des theorie,
de charriots lorrains et leur triste cortège. Encore un espion
conduit par des chasseurs à cheval. C'est le boulanger de
Barbasm où nous avroin passè la nuit. La pluie semet
à tomber, et bientot le spectacle devient plus lamentable
encore. Nous la supporterions plus allegrament cette pluie disapeable, si nous ne
sentions pas qu'elle vient compliquer rendre plus penible la
situation de cet paure malheureux qui dèsertent leurs foyeur
et qui na peuvent meme pas d'arreter pour de mettre a l'abie
car l'ennemi est derrier et on entend ses conous. Les petits
enfants et les malades allongès sont reconverts avec des vetements
ou des converture sour les quelles ils gèmissent on pleuront. Dans
une voiture, un moribond vit ses derniere meintes et les siens dèbet
pèrant de le vois atteindre la fui de leur étape. Un charriot lor in
passe, pleur de grand blessés couches. L'eau reisselle sur leurs
vetement soulles de sang et cette triste charrette laisse tout
le long de la route, une traince route qui deouline par dessons.
Et j'ai souvent pendé depuis mes cher enfants, que nous
habitions des régions privilegées; ces popolations de l'Est, plus
rudes que les notres, ont souvent connu l'invasion et je placguré
surtout les combattants des régions envohies, qui autre leurs
propres miseres, avaient encore la grande douleur de sentir leurs
familles traquées et malheureuse j'étai allégé de cet horrible
souce et j'appreciaé.
C'est ainsi que nouss arrivames de nouveau à Baccarab,
presque déserté de ses habitants on nous cantonna dans une
grande usine abandonnée. Nous arrivons là assez abattus: la
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l'undes bras est soulem par une écharge rougie devang, marche
devant cette petite troupe silencieuse qui rejont l'ambulance
la plus proche. Il fandait une autre plume que lamiénne pour
décrice la tristesse de pareils talleaux, qui amenent les
larmes aux yeux.. On peut montrer parcille visions sur des
gravures ou des illustrations, elles imeuvent certs, mais pur
reproduisent quand meme pas la paignante réalité, ils font
les avoir récllement vécues. A une halte nous sommes
dépassés par un groupe de civils, lesfaisait comidérer comme les
espiond et on les menait à l'arriere pour les interroger. Ces
attendants, ils sont tout le long de la route, copiendement
huès par les troupes.
Nous repassans la frontiere, l'orcelle basse et nous
vuimes former le bionac à Barbas, petit village prés
de Blamont. Les maisons sont en partiè détruits par l'inaudre
Nous passons la nuit à la belle étoile, dans un champ pies de
la route. Il faisait beau temps.
22 aout. Départ de grand matin pour le retour en
arriére nos batteries se mettent en position mais ne reçorvent
pas l'ordre de tires, mais au contraire celui de continue la
retraite. Meme spectacle dèsolant que la veille des theorie,
de charriots lorrains et leur triste cortège. Encore un espion
conduit par des chasseurs à cheval. C'est le boulanger de
Barbasm où nous avroin passè la nuit. La pluie semet
à tomber, et bientot le spectacle devient plus lamentable
encore. Nous la supporterions plus allegrament cette pluie disapeable, si nous ne
sentions pas qu'elle vient compliquer rendre plus penible la
situation de cet paure malheureux qui dèsertent leurs foyeur
et qui na peuvent meme pas d'arreter pour de mettre a l'abie
car l'ennemi est derrier et on entend ses conous. Les petits
enfants et les malades allongès sont reconverts avec des vetements
ou des converture sour les quelles ils gèmissent on pleuront. Dans
une voiture, un moribond vit ses derniere meintes et les siens dèbet
pèrant de le vois atteindre la fui de leur étape. Un charriot lor in
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l'undes bras est soulem par une écharge rougie devang, marche
devant cette petite troupe silencieuse qui rejont l'ambulance
la plus proche. Il fandait une autre plume que lamiénne pour
décrice la tristesse de pareils talleaux, qui amenent les
larmes aux yeux.. On peut montrer parcille visions sur des
gravures ou des illustrations, elles imeuvent certs, mais pur
reproduisent quand meme pas la paignante réalité, ils font
les avoir récllement vécues. A une halte nous sommes
dépassés par un groupe de civils, lesfaisait comidérer comme les
espiond et on les menait à l'arriere pour les interroger. Ces
attendants, ils sont tout le long de la route, copiendement
huès par les troupes.
Nous repassans la frontiere, l'orcelle basse et nous
vuimes former le bionac à Barbas, petit village prés
de Blamont. Les maisons sont en partiè détruits par l'inaudre
Nous passons la nuit à la belle étoile, dans un champ pies de
la route. Il faisait beau temps.
22 aout. Départ de grand matin pour le retour en
arriére nos batteries se mettent en position mais ne reçorvent
pas l'ordre de tires, mais au contraire celui de continue la
retraite. Meme spectacle dèsolant que la veille des theorie,
de charriots lorrains et leur triste cortège. Encore un espion
conduit par des chasseurs à cheval. C'est le boulanger de
Barbasm où nous avroin passè la nuit. La pluie semet
à tomber, et bientot le spectacle devient plus lamentable
encore. Nous la
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