1 Num 964 - Mémoires du maréchal des logis Louis Archinard., item 3

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prendre congé des parents et amis.

Nous acceptâmes, bien volontiers, l'offre que nous firent

spontanément nos bons amis Pluton, de prendre dans leur

famille, votre maman, pour la durée des hostilités, que tout

le monde estimait devons être brève.

Nous passâmes, en grande partie, la dimanche 2 août

à la maison ; en ville, l'enthousiasme était grand ; dans les

cafés, à la brasserie de Lyon, surtout, on chantait des hymnes

patriotiques et guerriers. L'exubérance se manifestait dans

toutes les classes de la société, chez les jeunes personnes

comme chez le gens plus âgés. Je dois avouer que,

personnellement, je ne partageais pas cet optimisme bruyant

et si j'étais bien résolu à ne point me dérober à mon devoir

envers la Patrie, je pressentais que les événements qui allaient

suivre, seraient douloureux pour beaucoup de famille et je

savais bien que derrière les sentiments élevés au nom desquels

un sacrifice nous était demandé, se dissimulaient trop

d'intrigues criminelles et de combinaisons odieuses.

Je n'étais certainement pas le seul à faire de pareilles

réflexions, mais l'ambiance crée par les événements était

telle, que la mélancolie aurait paru inopportune.

Vers la fin de l'après midi nous sortîmes pour faire

quelques courses et nous pûmes nous rendre compte de

l'animation qui régnait partout ; la physionomie de la ville

était transformée par la circulation intense et les chants

bruyants. De vieux territoriaux avaient déjà rejoint leur

poste, et coiffés du képi, étaient en sentinelle près des ponts,

passerelles, entrées du tunnel...etc. Sur les voies, les trains

nombreux transportaient sur le frontière de nord-est les régiments

actifs devant servir à la couverture. Tous les convois étaient

pavoisés de drapeaux ou ornés de verdure et sur les wagons étaient

tracées à la craie, des inscriptions belliqueuses, bien en

harmonie avec les sentiments bruyamment exprimés par

les jeunes mobilisés.

La Banque de France avait des factionnaires à ses portes


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prendre congé des parents et amis.

Nous acceptâmes, bien volontiers, l'offre que nous firent

spontanément nos bons amis Pluton, de prendre dans leur

famille, votre maman, pour la durée des hostilités, que tout

le monde estimait devons être brève.

Nous passâmes, en grande partie, la dimanche 2 août

à la maison ; en ville, l'enthousiasme était grand ; dans les

cafés, à la brasserie de Lyon, surtout, on chantait des hymnes

patriotiques et guerriers. L'exubérance se manifestait dans

toutes les classes de la société, chez les jeunes personnes

comme chez le gens plus âgés. Je dois avouer que,

personnellement, je ne partageais pas cet optimisme bruyant

et si j'étais bien résolu à ne point me dérober à mon devoir

envers la Patrie, je pressentais que les événements qui allaient

suivre, seraient douloureux pour beaucoup de famille et je

savais bien que derrière les sentiments élevés au nom desquels

un sacrifice nous était demandé, se dissimulaient trop

d'intrigues criminelles et de combinaisons odieuses.

Je n'étais certainement pas le seul à faire de pareilles

réflexions, mais l'ambiance crée par les événements était

telle, que la mélancolie aurait paru inopportune.

Vers la fin de l'après midi nous sortîmes pour faire

quelques courses et nous pûmes nous rendre compte de

l'animation qui régnait partout ; la physionomie de la ville

était transformée par la circulation intense et les chants

bruyants. De vieux territoriaux avaient déjà rejoint leur

poste, et coiffés du képi, étaient en sentinelle près des ponts,

passerelles, entrées du tunnel...etc. Sur les voies, les trains

nombreux transportaient sur le frontière de nord-est les régiments

actifs devant servir à la couverture. Tous les convois étaient

pavoisés de drapeaux ou ornés de verdure et sur les wagons étaient

tracées à la craie, des inscriptions belliqueuses, bien en

harmonie avec les sentiments bruyamment exprimés par

les jeunes mobilisés.

La Banque de France avait des factionnaires à ses portes



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  • November 8, 2018 21:49:49 Benoît Charenton

    prendre congé des parents et amis.

    Nous acceptâmes, bien volontiers, l'offre que nous firent

    spontanément nos bons amis Pluton, de prendre dans leur

    famille, votre maman, pour la durée des hostilités, que tout

    le monde estimait devons être brève.

    Nous passâmes, en grande partie, la dimanche 2 août

    à la maison ; en ville, l'enthousiasme était grand ; dans les

    cafés, à la brasserie de Lyon, surtout, on chantait des hymnes

    patriotiques et guerriers. L'exubérance se manifestait dans

    toutes les classes de la société, chez les jeunes personnes

    comme chez le gens plus âgés. Je dois avouer que,

    personnellement, je ne partageais pas cet optimisme bruyant

    et si j'étais bien résolu à ne point me dérober à mon devoir

    envers la Patrie, je pressentais que les événements qui allaient

    suivre, seraient douloureux pour beaucoup de famille et je

    savais bien que derrière les sentiments élevés au nom desquels

    un sacrifice nous était demandé, se dissimulaient trop

    d'intrigues criminelles et de combinaisons odieuses.

    Je n'étais certainement pas le seul à faire de pareilles

    réflexions, mais l'ambiance crée par les événements était

    telle, que la mélancolie aurait paru inopportune.

    Vers la fin de l'après midi nous sortîmes pour faire

    quelques courses et nous pûmes nous rendre compte de

    l'animation qui régnait partout ; la physionomie de la ville

    était transformée par la circulation intense et les chants

    bruyants. De vieux territoriaux avaient déjà rejoint leur

    poste, et coiffés du képi, étaient en sentinelle près des ponts,

    passerelles, entrées du tunnel...etc. Sur les voies, les trains

    nombreux transportaient sur le frontière de nord-est les régiments

    actifs devant servir à la couverture. Tous les convois étaient

    pavoisés de drapeaux ou ornés de verdure et sur les wagons étaient

    tracées à la craie, des inscriptions belliqueuses, bien en

    harmonie avec les sentiments bruyamment exprimés par

    les jeunes mobilisés.

    La Banque de France avait des factionnaires à ses portes


  • November 3, 2018 21:45:47 Sara Fresi

    prendre cougé des parents et amic.

    Nous acceptaimes, bien volontiers, l'offre que nous ferent

    spontainement nos bons amis Pluton, de prendre dan leur

    famille, vostre maman, pour la durée des hostilites, que tout

    le monde estimait devons étre breve.

    Nous passames, en grande partie, la dimanche 2 Aòut

    à la maison; en ville, l'enthonaiasme chati grand; dans les

    cafès, à la brasserie de Lyin, surtout, on chantait des hymnel

    patriotiques et guerriers. L'éxubérance de manifestant dans

    tputes les classes de la société, chez les jeunes personnes

    comme chez le gens plus agis. Je dois avoir, que,

    personnellement, je me partageais pas cet optimisme bruyons

    et si j'étais bien résolu à ne point me deroler à mon devoir

    envers la Patrie, je pressentais que les évenements qui allaient

    suivre, seraient doulourent pour beaucoup de famille et je

    savais bien que derriere les sentiments éloiés au nom des quel

    un sacrifice nous était demandé, se disimilaient trop

    d'intrigues crimminelles et de combinaisons obienses.

    Je n'étais containement pas le seul a faire de pareille,

    reflexions, mais l'ambiance crée par les événements était

    telle, que la mélancolie aurait paru inopportune.

    Vers la fin de l'après midi nous sortimes pour faire

    quelques courses et nous pumes nous rendre compte de

    l'animation qui régnait partout; la physionomie de la ville

    était transformée par la vienlation intende et les chants

    bruyants. De vieux territoriane avaiens déjà rejoints lour

    poste, et coiffè du kèpi, étaient eu sentinelle pour de ponts,

    passarelles, entrées du tunnel...etc. Sur les voices les traines

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    tracées à la craie, des inscriptions belliquenses, lui en

    harmonie avec les sentiments bruyanmont esprimés par

    les jeunes mobilités.

    La Banque de France avait des factionnaires à ses porte



  • November 3, 2018 13:26:40 Sara Fresi

    prendre cougé des parents et amic.

    Nous acceptaimes, bien volontiers, l'offre que nous  ferent



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21725 / 256127
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http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
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http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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