1 Num 964 - Mémoires du maréchal des logis Louis Archinard., item 61

Edit transcription:
...
Transcription saved
Enhance your transcribing experience by using full-screen mode

Transcription

You have to be logged in to transcribe. Please login or register and click the pencil-button again

ce secteur. Et pourtant, notre misère n'avait rien de comparable

à celle des fantassins lesquels en plus des inconvénients cités, avaient

ceux des tranchées découvertes de première ligne, les attaques à

l'arme blanche, le danger d'être tué ou blessés entre les lignes sans

pouvoir être secourus et souvent le manque de ravitaillement.

Je me sentais alors heureux d'être artilleur et de m'être engagé volontaire dans

cette arme, alors qui j'aurai pu être, à l'appel de ma classe, envoyé dans

l'infanterie.

Le grand nombre de troupes rassemblées dans le secteur nord ... les opérations postales plus longues et difficiles. La circulation sur les routes

et les pistes est considérables. La prévoté (gendarmerie de campagne)

surveille le respect des sens uniques qui allongent les parcours. Je

laissais ma voiture au cantonnement et je faisais  tout mon service

à cheval, les sacs postaux  attachés derrière ma selle, et celle de mon 

planton.

Comme dans les offensive précédentes, les fausses nouvelles circulaient

de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

l'avance de nos troupes, foudroyante, mais il n'en était rien puisque

la cavalerie qui était tout près de nous n'eut pas à intervenir et

retourna bientôt vers l'arrière. Cependant le bombardement ne diminuait

pas d'intensité. Les avions de reconnaissance faisaient des sorties nombreuses et les tirs d'artillerie étaient réglés plus haut de ballons ...

captifs allonges, que nous appelions des "saucisses". Il y en avait une

tout près de nous. Nous vîmes arriver vers l'arrière beaucoup de prisonniers

allemands. On les voyait sortir exténués des boyaux, mais heureux

quand même de se sentir désormais à l'abri du danger, après les

moments tragiques qu ils venaient de passer et je ne manquais pas

quand il y en avait qui parlaient français, de les interroger et recueillir

leurs impressions. Le sort de ces prisonniers allait être différent, suivant

qu ils allaient être en évacués à l'arrière, ou maintenus pour les corvées

dans la zone du front. Les premiers nous paraissaient privilégiés par rapport

aux autres, car je pus voir, à plusieurs reprises, les camps de ces dernier

où ils étaient minables, sales mal vêtus, faisant les corvées les

plus pénibles par sous les temps, une couverture sur le dos, et ... ... faire ainsi

le geste, que nous connaissons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

J'ai passé, en ce secteur, où il pleuvait assez souvent, des moments

assez désagréables, car si le service était long et compliqué à la poste

de Somme- Suippe, il était dangereux à partir du moment où

j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des batteries de tir et du

poste de commandement situé à quelques centaines de mètres de la 4 B.le

le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

trajet le terrain était bouleversé par les obus et aussi par les trous

de mines, formant des cratères où aurait pour être enterrée notre maison.

Plusieurs fois, je dus avoir recours à mon masque à gaz et il n'était

pas agréable de marcher avec cet appareil devant la figure, si en que

par des exercices préliminaires on avait bien tenté de nous habituer à le

supporter. Je traversais tous les jours un carrefour particulièrement

bombardé. Une fois j'y vis un cheval complètement coupé en deux

par un obus. La tête et l'avant train nettement sectionné, sèparé de

quelques mètres de l'arrière train. La 4ème Batterie, à l'orée des ruines

du village de Perthes les Hulens, fut souvent touchée par les obus ennemis

et un jour le capitaine fut pris sons l'éboulement de sa cagna.

J'étais présent quand on réussit à le tirer de là, après que les servants

eurent employé pelles  et pioches. Il fut évacué vers l'arrière et il ne

revint plus avec nous . Quelques temps après, il fut remplacé par

un jeune lieutenant polytechnicien, fort intelligent et courageux.

Personne ne regretta ce changement, sauf peut être les sous officiers

comptables de bureau, car il se montra très méticuleux et  même tatillon

pour tout ce qui ne concernait pas le ter des pièces.

Le front redevint calme et il n'était toujours pas question de

reprendre le cours des permissions, naturellement interrompus depuis l'attaque.

Je pus avoir quelques moments de tranquillité dans la journée et sachant

par des territoriaux du régiment de mon cousin Antoine Rouanet,

que leur cantonnement était proche, je lui rendis visite et nous passâmes ensemble un bon moment. Son moral n'était pas très bon. Il était dans une unité de vieux poilus, qui étaient occupé à faire du terrassement, et à bancher les trous d'obus sur des routes bombardés et celu, au fur et à mesure pour permettre le passage de convois. A plusieurs reprises, je rencontrai aussi de valentinois du 79 d'infanterie de Romans, mais nous me devions pas tarder à quitter le 14 ème corps qui fut envoyé vers une autre partie du front.

Transcription saved

ce secteur. Et pourtant, notre misère n'avait rien de comparable

à celle des fantassins lesquels en plus des inconvénients cités, avaient

ceux des tranchées découvertes de première ligne, les attaques à

l'arme blanche, le danger d'être tué ou blessés entre les lignes sans

pouvoir être secourus et souvent le manque de ravitaillement.

Je me sentais alors heureux d'être artilleur et de m'être engagé volontaire dans

cette arme, alors qui j'aurai pu être, à l'appel de ma classe, envoyé dans

l'infanterie.

Le grand nombre de troupes rassemblées dans le secteur nord ... les opérations postales plus longues et difficiles. La circulation sur les routes

et les pistes est considérables. La prévoté (gendarmerie de campagne)

surveille le respect des sens uniques qui allongent les parcours. Je

laissais ma voiture au cantonnement et je faisais  tout mon service

à cheval, les sacs postaux  attachés derrière ma selle, et celle de mon 

planton.

Comme dans les offensive précédentes, les fausses nouvelles circulaient

de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

l'avance de nos troupes, foudroyante, mais il n'en était rien puisque

la cavalerie qui était tout près de nous n'eut pas à intervenir et

retourna bientôt vers l'arrière. Cependant le bombardement ne diminuait

pas d'intensité. Les avions de reconnaissance faisaient des sorties nombreuses et les tirs d'artillerie étaient réglés plus haut de ballons ...

captifs allonges, que nous appelions des "saucisses". Il y en avait une

tout près de nous. Nous vîmes arriver vers l'arrière beaucoup de prisonniers

allemands. On les voyait sortir exténués des boyaux, mais heureux

quand même de se sentir désormais à l'abri du danger, après les

moments tragiques qu ils venaient de passer et je ne manquais pas

quand il y en avait qui parlaient français, de les interroger et recueillir

leurs impressions. Le sort de ces prisonniers allait être différent, suivant

qu ils allaient être en évacués à l'arrière, ou maintenus pour les corvées

dans la zone du front. Les premiers nous paraissaient privilégiés par rapport

aux autres, car je pus voir, à plusieurs reprises, les camps de ces dernier

où ils étaient minables, sales mal vêtus, faisant les corvées les

plus pénibles par sous les temps, une couverture sur le dos, et ... ... faire ainsi

le geste, que nous connaissons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

J'ai passé, en ce secteur, où il pleuvait assez souvent, des moments

assez désagréables, car si le service était long et compliqué à la poste

de Somme- Suippe, il était dangereux à partir du moment où

j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des batteries de tir et du

poste de commandement situé à quelques centaines de mètres de la 4 B.le

le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

trajet le terrain était bouleversé par les obus et aussi par les trous

de mines, formant des cratères où aurait pour être enterrée notre maison.

Plusieurs fois, je dus avoir recours à mon masque à gaz et il n'était

pas agréable de marcher avec cet appareil devant la figure, si en que

par des exercices préliminaires on avait bien tenté de nous habituer à le

supporter. Je traversais tous les jours un carrefour particulièrement

bombardé. Une fois j'y vis un cheval complètement coupé en deux

par un obus. La tête et l'avant train nettement sectionné, sèparé de

quelques mètres de l'arrière train. La 4ème Batterie, à l'orée des ruines

du village de Perthes les Hulens, fut souvent touchée par les obus ennemis

et un jour le capitaine fut pris sons l'éboulement de sa cagna.

J'étais présent quand on réussit à le tirer de là, après que les servants

eurent employé pelles  et pioches. Il fut évacué vers l'arrière et il ne

revint plus avec nous . Quelques temps après, il fut remplacé par

un jeune lieutenant polytechnicien, fort intelligent et courageux.

Personne ne regretta ce changement, sauf peut être les sous officiers

comptables de bureau, car il se montra très méticuleux et  même tatillon

pour tout ce qui ne concernait pas le ter des pièces.

Le front redevint calme et il n'était toujours pas question de

reprendre le cours des permissions, naturellement interrompus depuis l'attaque.

Je pus avoir quelques moments de tranquillité dans la journée et sachant

par des territoriaux du régiment de mon cousin Antoine Rouanet,

que leur cantonnement était proche, je lui rendis visite et nous passâmes ensemble un bon moment. Son moral n'était pas très bon. Il était dans une unité de vieux poilus, qui étaient occupé à faire du terrassement, et à bancher les trous d'obus sur des routes bombardés et celu, au fur et à mesure pour permettre le passage de convois. A plusieurs reprises, je rencontrai aussi de valentinois du 79 d'infanterie de Romans, mais nous me devions pas tarder à quitter le 14 ème corps qui fut envoyé vers une autre partie du front.


Transcription history
  • November 9, 2018 15:51:24 Larose Isabelle

    ce secteur. Et pourtant, notre misère n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvénients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de première ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'être tué ou blessés entre les lignes sans

    pouvoir être secourus et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me sentais alors heureux d'être artilleur et de m'être engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu être, à l'appel de ma classe, envoyé dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rassemblées dans le secteur nord ... les opérations postales plus longues et difficiles. La circulation sur les routes

    et les pistes est considérables. La prévoté (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sens uniques qui allongent les parcours. Je

    laissais ma voiture au cantonnement et je faisais  tout mon service

    à cheval, les sacs postaux  attachés derrière ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précédentes, les fausses nouvelles circulaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

    l'avance de nos troupes, foudroyante, mais il n'en était rien puisque

    la cavalerie qui était tout près de nous n'eut pas à intervenir et

    retourna bientôt vers l'arrière. Cependant le bombardement ne diminuait

    pas d'intensité. Les avions de reconnaissance faisaient des sorties nombreuses et les tirs d'artillerie étaient réglés plus haut de ballons ...

    captifs allonges, que nous appelions des "saucisses". Il y en avait une

    tout près de nous. Nous vîmes arriver vers l'arrière beaucoup de prisonniers

    allemands. On les voyait sortir exténués des boyaux, mais heureux

    quand même de se sentir désormais à l'abri du danger, après les

    moments tragiques qu ils venaient de passer et je ne manquais pas

    quand il y en avait qui parlaient français, de les interroger et recueillir

    leurs impressions. Le sort de ces prisonniers allait être différent, suivant

    qu ils allaient être en évacués à l'arrière, ou maintenus pour les corvées

    dans la zone du front. Les premiers nous paraissaient privilégiés par rapport

    aux autres, car je pus voir, à plusieurs reprises, les camps de ces dernier

    où ils étaient minables, sales mal vêtus, faisant les corvées les

    plus pénibles par sous les temps, une couverture sur le dos, et ... ... faire ainsi

    le geste, que nous connaissons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

    J'ai passé, en ce secteur, où il pleuvait assez souvent, des moments

    assez désagréables, car si le service était long et compliqué à la poste

    de Somme- Suippe, il était dangereux à partir du moment où

    j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des batteries de tir et du

    poste de commandement situé à quelques centaines de mètres de la 4 B.le

    le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

    trajet le terrain était bouleversé par les obus et aussi par les trous

    de mines, formant des cratères où aurait pour être enterrée notre maison.

    Plusieurs fois, je dus avoir recours à mon masque à gaz et il n'était

    pas agréable de marcher avec cet appareil devant la figure, si en que

    par des exercices préliminaires on avait bien tenté de nous habituer à le

    supporter. Je traversais tous les jours un carrefour particulièrement

    bombardé. Une fois j'y vis un cheval complètement coupé en deux

    par un obus. La tête et l'avant train nettement sectionné, sèparé de

    quelques mètres de l'arrière train. La 4ème Batterie, à l'orée des ruines

    du village de Perthes les Hulens, fut souvent touchée par les obus ennemis

    et un jour le capitaine fut pris sons l'éboulement de sa cagna.

    J'étais présent quand on réussit à le tirer de là, après que les servants

    eurent employé pelles  et pioches. Il fut évacué vers l'arrière et il ne

    revint plus avec nous . Quelques temps après, il fut remplacé par

    un jeune lieutenant polytechnicien, fort intelligent et courageux.

    Personne ne regretta ce changement, sauf peut être les sous officiers

    comptables de bureau, car il se montra très méticuleux et  même tatillon

    pour tout ce qui ne concernait pas le ter des pièces.

    Le front redevint calme et il n'était toujours pas question de

    reprendre le cours des permissions, naturellement interrompus depuis l'attaque.

    Je pus avoir quelques moments de tranquillité dans la journée et sachant

    par des territoriaux du régiment de mon cousin Antoine Rouanet,

    que leur cantonnement était proche, je lui rendis visite et nous passâmes ensemble un bon moment. Son moral n'était pas très bon. Il était dans une unité de vieux poilus, qui étaient occupé à faire du terrassement, et à bancher les trous d'obus sur des routes bombardés et celu, au fur et à mesure pour permettre le passage de convois. A plusieurs reprises, je rencontrai aussi de valentinois du 79 d'infanterie de Romans, mais nous me devions pas tarder à quitter le 14 ème corps qui fut envoyé vers une autre partie du front.

  • November 9, 2018 15:48:41 Larose Isabelle

    ce secteur. Et pourtant, notre misère n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvénients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de première ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'être tué ou blessés entre les lignes sans

    pouvoir être secourus et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me sentais alors heureux d'être artilleur et de m'être engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu être, à l'appel de ma classe, envoyé dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rassemblées dans le secteur nord ... les opérations postales plus longues et difficiles. La circulation sur les routes

    et les pistes est considérables. La prévoté (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sens uniques qui allongent les parcours. Je

    laissais ma voiture au cantonnement et je faisais  tout mon service

    à cheval, les sacs postaux  attachés derrière ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précédentes, les fausses nouvelles circulaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

    l'avance de nos troupes, foudroyante, mais il n'en était rien puisque

    la cavalerie qui était tout près de nous n'eut pas à intervenir et

    retourna bientôt vers l'arrière. Cependant le bombardement ne diminuait

    pas d'intensité. Les avions de reconnaissance faisaient des sorties nombreuses et les tirs d'artillerie étaient réglés plus haut de ballons ...

    captifs allonges, que nous appelions des "saucisses". Il y en avait une

    tout près de nous. Nous vîmes arriver vers l'arrière beaucoup de prisonniers

    allemands. On les voyait sortir exténués des boyaux, mais heureux

    quand même de se sentir désormais à l'abri du danger, après les

    moments tragiques qu ils venaient de passer et je ne manquais pas

    quand il y en avait qui parlaient français, de les interroger et recueillir

    leurs impressions. Le sort de ces prisonniers allait être différent, suivant

    qu ils allaient être en évacués à l'arrière, ou maintenus pour les corvées

    dans la zone du front. Les premiers nous paraissaient privilégiés par rapport

    aux autres, car je pus voir, à plusieurs reprises, les camps de ces dernier

    où ils étaient minables, sales mal vêtus, faisant les corvées les

    plus pénibles par sous les temps, une couverture sur le dos, et ... ... faire ainsi

    le geste, que nous connaissons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

    J'ai passé, en ce secteur, où il pleuvait assez souvent, des moments

    assez désagréables, car si le service était long et compliqué à la poste

    de Somme- Suippe, il était dangereux à partir du moment où

    j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des batteries de tir et du

    poste de commandement situé à quelques centaines de mètres de la 4 B.le

    le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

    trajet le terrain était bouleversé par les obus et aussi par les trous

    de mines, formant des cratères où aurait pour être enterrée notre maison.

    Plusieurs fois, je dus avoir recours à mon masque à gaz et il n'était

    pas agréable de marcher avec cet appareil devant la figure, si en que

    par des exercices préliminaires on avait bien tenté de nous habituer à le

    supporter. Je traversais tous les jours un carrefour particulièrement

    bombardé. Une fois j'y vis un cheval complètement coupé en deux

    par un obus. La tête et l'avant train nettement sectionné, sèparé de

    quelques mètres de l'arrière train. La 4ème Batterie, à l'orée des ruines

    du village de Perthes les Hulens, fut souvent touchée par les obus ennemis

    et un jour le capitaine fut pris sons l'éboulement de sa cagna.

    J'étais présent quand on réussit à le tirer de là, après que les servants

    eurent employé pelles  et pioches. Il fut évacué vers l'arrière et il ne

    revint plus avec nous . Quelques temps après, il fut remplacé par

    un jeune lieutenant polytechnicien, fort intelligent et courageux.

    Personne ne regretta ce changement, sauf peut être les sous officiers

    comptables de bureau, car il se montra très méticuleux et  même tatillon

    pour tout ce qui ne concernait pas le ter des pièces.

    Le front redevint calme et il n'était toujours pas question de

    reprendre le cours des permissions, naturellement interrompus depuis l'attaque.

    Je pus avoir quelques moments de tranquillité dans la journée et sachant

    par des territoriaux du régiment de mon cousin Antoine Rouanet,

    que leur cantonnement était proche, je lui rendis visite et nous passâmes ensemble un bon moment. Son moral n'était pas très bon. Il était dans une unité de vieux poilus, qui étaient occupé à faire du terrassement, et à bancher les trous d'obus sur des routes bombardés et celu, au fur et à mesure pour permettre le passage de convois. A plusieurs repises, je rencontrai aussi de valentinois du 79 d'infanterie

    de Romans, mais nous me devions pas tardes à quitter le 14 corps qui fut

    envoyé vers une autre partie du front.


  • November 9, 2018 15:28:06 Larose Isabelle

    ce secteur. Et pourtant, notre misère n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvénients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de première ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'être tué ou blessés entre les lignes sans

    pouvoir être secourus et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me sentais alors heureux d'être artilleur et de m'être engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu être, à l'appel de ma classe, envoyé dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rassemblées dans le secteur nord ... les opérations postales plus longues et difficiles. La circulation sur les routes

    et les pistes est considérables. La prévoté (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sens uniques qui allongent les parcours. Je

    laissais ma voiture au cantonnement et je faisais  tout mon service

    à cheval, les sacs postaux  attachés derrière ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précédentes, les fausses nouvelles circulaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

    l'avance de nos troupes, foudroyante, mais il n'en était rien puisque

    la cavalerie qui était tout près de nous n'eut pas à intervenir et

    retourna bientôt vers l'arrière. Cependant le bombardement ne diminuait

    pas d'intensité. Les avions de reconnaissance faisaient des sorties nombreuses et les tirs d'artillerie étaient réglés plus haut de ballons ...

    captifs allonges, que nous appelions des "saucisses". Il y en avait une

    tout près de nous. Nous vîmes arriver vers l'arrière beaucoup de prisonniers

    allemands. On les voyait sortir exténués des boyaux, mais heureux

    quand même de se sentir désormais à l'abri du danger, après les

    moments tragiques qu ils venaient de passer et je ne manquais pas

    quand il y en avait qui parlaient français, de les interroger et recueillir

    leurs impressions. Le sort de ces prisonniers allait être différent, suivant

    qu ils allaient être en évacués à l'arrière, ou maintenus pour les corvées

    dans la zone du front. Les premiers nous paraissaient privilégiés par rapport

    aux autres, car je pus voir, à plusieurs reprises, les camps de ces dernier

    où ils étaient minables, sales mal vêtus, faisant les corvées les

    plus pénibles par sous les temps, une couverture sur le dos, et ... ... faire ainsi

    le geste, que nous connaissons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

    J'ai passé, en ce secteur, où il pleuvait assez souvent, des moments

    assez désagréables, car si le service était long et compliqué à la poste

    de sonne. Suippes, il était dangereux à partir du moment où

    j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des batteries de tir et du

    poste de commandement situé à quelques centaines de mèetres de la 4 B.le

    le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

    trajet le terrain était bouleveré par les obus et aussi par las trous

    de minies, formant des craters où aurait pour etre auterrée notre maison.

    Plusieurs fois, je dus avoir recouv à mon masque à gaz et il n'était

    pas agreable de mencher avec cet appareil devant la figure, si en que

    par des exercices preliminaies on avait bien tente de nous habituer à le

    supporter. Je treversais tous les jours un carrefour particulierement

    bombarde. Une fois j'y vis un cheval completement coupé en deux

    par un obus. La tete et l'avant train nettement sectionné, separe de

    quelques metres de l'arriere train. La 4 Batterie, à l'ariée des ruires

    du village de Perthes les Hulens, fai souvent touchée par les obus ennemis

    et un jour le capitaine efert pris sons l'ébonlement de sa cagna.

    J'étais prisent quand on reussit à le tiser de là, apres que les servants

    aurent employe delle, et pioches. Il fut evacue vers l'arriere et il ne

    revint plus avec nous quelques temps apres, il fut remplace par

    un jeune lientmant polytechmein, fort intelligent et courageux.

    Personne ma regretta ce changement, sauf pour etre les sons officiers

    camptables de bureau, car il se montra tres metreileux et meme tatillon

    pour tout ce qui ne concumait pas la ter des pieces.

    Le front reitevient calme et il n'était toujours pas question de

    reprendre le cours des permissions, naturellement interrompus depuis l'attaque

    je pus aurai quelques moments de tranquillité dans la journnée et sachant

    par des territoriaux du regiment de mon consin Antoine Rouanet,

    que leus cantonnement était proche, pe lurr "rendis" visite et nous passa

    mes ensemble un bon moment. Son moral n'était pas trés bon. Il

    était dans une unité de vieux poilus, qui étaient occupé à faire du

    terrassement, et à bancher les trous d'obus sur des routes bombardés

    et celu, au fur et à messure pour permettre le passage de convois.

    A plusieurs repises, je rencontrai aussi de valentinois du 79 d'infanterie

    de Romans, mais nous me devions pas tardes à quitter le 14 corps qui fut

    envoyé vers une autre partie du front.


  • November 9, 2018 09:55:38 Sara Fresi

    ce secteur. Et pourtamt, notre misere n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvenients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de premiere ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'étre tué on blessés entre les lignes sans

    pouvoir étre secourne et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me surtais alors d'etre artilleur et de m'etr engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu étre, à l'appel de ma classe, envoye dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rasamblées dans le secteur rond les operations

    postales plus longues et difficiles. La evenlation sur les routes

    et les pistes est considerables. La prenove (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sons uniques qui allongent les parcours. Je

    saissais ma voiture au carrtonnement et je faisan tout mon service

    à cheval, les sais partaux attachés derriere ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précedentes les pausson nouvelle circunlaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

    l'avance de nos troupes, groudagante, mais il n'en était rien puisque

    la cavalerie qui était tout pres de nous n'ent pas à intervenir et

    retourna bientot vers l'arriere. Cependant le bombardament ne diminait

    pas d'intensité. Les avions dee reconncuisance faisaient des sorty

    nombreuses et les tirs d'artillerie étaient regles plus haut de ballions

    captifs allonges, que nous appelions des "sancisse". Il y en avait une

    tout pres de nous. Mais rimes arriver vers l'arriere beaucoup de prissonniers

    allemands. On les voyait sortir extenues des boyaux, mais hurent

    quand meme de se sentir desormais à l'abì du danger, apris les

    moments tragiques qu ils renaient de passer et je ne manquais pas

    quand il y en avait qui parlaient franeau, de les interroger et recueiller

    leurs impression. Le sort de cas prisonners allait etre different, suivant

    qu ils allaient etre en acués à l'arriere, ou maintenus pour les corvées

    dans la zone du front. Les premias nous paraissenient priviligies par rapporte

    aux autres, car je pris voir, ci plusieurs reprises, les campos de ces dernier

    où ils étaient nimables, sales mail vitus, faisont les corvées les

    plus prnibles par sous les temps, une cnverture sur le dos, et tres faire ainsi

    le ceste, que nous camaissrons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

    J'ai passé, en ce secteure, où plenvait assez souvent, des moments

    assez désagreables, car si le survice était long et complique à la poste

    de sonne. Suippes, il était dangereux à parter du moment où

    j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des fatteries de fer et du

    poste de commandement situé à quelques certains de metres de la 4 B.le

    le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

    trajet le terrain était bouleveré par les obus et aussi par las trous

    de minies, formant des craters où aurait pour etre auterrée notre maison.

    Plusieurs fois, je dus avoir recouv à mon masque à gaz et il n'était

    pas agreable de mencher avec cet appareil devant la figure, si en que

    par des exercices preliminaies on avait bien tente de nous habituer à le

    supporter. Je treversais tous les jours un carrefour particulierement

    bombarde. Une fois j'y vis un cheval completement coupé en deux

    par un obus. La tete et l'avant train nettement sectionné, separe de

    quelques metres de l'arriere train. La 4 Batterie, à l'ariée des ruires

    du village de Perthes les Hulens, fai souvent touchée par les obus ennemis

    et un jour le capitaine efert pris sons l'ébonlement de sa cagna.

    J'étais prisent quand on reussit à le tiser de là, apres que les servants

    aurent employe delle, et pioches. Il fut evacue vers l'arriere et il ne

    revint plus avec nous quelques temps apres, il fut remplace par

    un jeune lientmant polytechmein, fort intelligent et courageux.

    Personne ma regretta ce changement, sauf pour etre les sons officiers

    camptables de bureau, car il se montra tres metreileux et meme tatillon

    pour tout ce qui ne concumait pas la ter des pieces.

    Le front reitevient calme et il n'était toujours pas question de

    reprendre le cours des permissions, naturellement interrompus depuis l'attaque

    je pus aurai quelques moments de tranquillité dans la journnée et sachant

    par des territoriaux du regiment de mon consin Antoine Rouanet,

    que leus cantonnement était proche, pe lurr "rendis" visite et nous passa

    mes ensemble un bon moment. Son moral n'était pas trés bon. Il

    était dans une unité de vieux poilus, qui étaient occupé à faire du

    terrassement, et à bancher les trous d'obus sur des routes bombardés

    et celu, au fur et à messure pour permettre le passage de convois.

    A plusieurs repises, je rencontrai aussi de valentinois du 79 d'infanterie

    de Romans, mais nous me devions pas tardes à quitter le 14 corps qui fut

    envoyé vers une autre partie du front.


  • November 9, 2018 09:50:51 Sara Fresi

    ce secteur. Et pourtamt, notre misere n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvenients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de premiere ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'étre tué on blessés entre les lignes sans

    pouvoir étre secourne et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me surtais alors d'etre artilleur et de m'etr engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu étre, à l'appel de ma classe, envoye dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rasamblées dans le secteur rond les operations

    postales plus longues et difficiles. La evenlation sur les routes

    et les pistes est considerables. La prenove (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sons uniques qui allongent les parcours. Je

    saissais ma voiture au carrtonnement et je faisan tout mon service

    à cheval, les sais partaux attachés derriere ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précedentes les pausson nouvelle circunlaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

    l'avance de nos troupes, groudagante, mais il n'en était rien puisque

    la cavalerie qui était tout pres de nous n'ent pas à intervenir et

    retourna bientot vers l'arriere. Cependant le bombardament ne diminait

    pas d'intensité. Les avions dee reconncuisance faisaient des sorty

    nombreuses et les tirs d'artillerie étaient regles plus haut de ballions

    captifs allonges, que nous appelions des "sancisse". Il y en avait une

    tout pres de nous. Mais rimes arriver vers l'arriere beaucoup de prissonniers

    allemands. On les voyait sortir extenues des boyaux, mais hurent

    quand meme de se sentir desormais à l'abì du danger, apris les

    moments tragiques qu ils renaient de passer et je ne manquais pas

    quand il y en avait qui parlaient franeau, de les interroger et recueiller

    leurs impression. Le sort de cas prisonners allait etre different, suivant

    qu ils allaient etre en acués à l'arriere, ou maintenus pour les corvées

    dans la zone du front. Les premias nous paraissenient priviligies par rapporte

    aux autres, car je pris voir, ci plusieurs reprises, les campos de ces dernier

    où ils étaient nimables, sales mail vitus, faisont les corvées les

    plus prnibles par sous les temps, une cnverture sur le dos, et tres faire ainsi

    le ceste, que nous camaissrons bien, de se gratter autour du ventre et des reins

    J'ai passé, en ce secteure, où plenvait assez souvent, des moments

    assez désagreables, car si le survice était long et complique à la poste

    de sonne. Suippes, il était dangereux à parter du moment où

    j'entrais dans la zone bombardée, à l'abord des fatteries de fer et du

    poste de commandement situé à quelques certains de metres de la 4 B.le

    le lendemain de l'attaque, je mis plus de demi heure pour faire ce

    trajet le terrain était bouleveré par les obus et aussi par las trous

    de minies, formant des craters où aurait pour etre auterrée notre maison.

    Plusieurs fois, je dus avoir recouv à mon masque à gaz et il n'était

    pas agreable de mencher avec cet appareil devant la figure, si en que

    par des exercices preliminaies on avait bien tente de nous habituer à le

    supporter. Je treversais tous les jours un carrefour particulierement

    bombarde. Une fois j'y vis un cheval completement coupé en deux

    par un obus. La tete et l'avant train nettement sectionné, separe de

    quelques metres de l'arriere train. La 4 Batterie, à l'ariée des ruires

    du village de Perthes les Hulens, fai souvent touchée par les obus ennemis

    et un jour le capitaine efert pris sons l'ébonlement de sa cagna.

    J'étais prisent quand on reussit à le tiser de là, apres que les servants

    aurent employe delle, et pioches. Il fut evacue vers l'arriere et il ne

    revint plus avec nous quelques temps apres, il fut remplace par

    un 


  • November 9, 2018 09:44:02 Sara Fresi

    ce secteur. Et pourtamt, notre misere n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvenients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de premiere ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'étre tué on blessés entre les lignes sans

    pouvoir étre secourne et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me surtais alors d'etre artilleur et de m'etr engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu étre, à l'appel de ma classe, envoye dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rasamblées dans le secteur rond les operations

    postales plus longues et difficiles. La evenlation sur les routes

    et les pistes est considerables. La prenove (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sons uniques qui allongent les parcours. Je

    saissais ma voiture au carrtonnement et je faisan tout mon service

    à cheval, les sais partaux attachés derriere ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précedentes les pausson nouvelle circunlaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....

    l'avance de nos troupes, groudagante, mais il n'en était rien puisque

    la cavalerie qui était tout pres de nous n'ent pas à intervenir et

    retourna bientot vers l'arriere. Cependant le bombardament ne diminait

    pas d'intensité. Les avions dee reconncuisance faisaient des sorty

    nombreuses et les tirs d'artillerie étaient regles plus haut de ballions

    captifs allonges, que nous appelions des "sancisse". Il y en avait une

    tout pres de nous. Mais rimes arriver vers l'arriere beaucoup de prissonniers

    allemands. On les voyait sortir extenues des boyaux, mais hurent

    quand meme de se sentir desormais à l'abì du danger, apris les

    moments tragiques qu ils renaient de passer et je ne manquais pas

    quand il y en avait qui parlaient franeau, de les interroger et recueiller

    leurs impression. Le sort de cas prisonners allait etre different, suivant

    qu ils allaient etre en acués à l'arriere, ou maintenus pour les corvées

    dans la zone du front. Les premias nous paraissenient priviligies par rapporte

    aux autres, car je pris voir, ci plusieurs reprises, les campos de ces dernier

    où ils étaient nimables, sales mail vitus, faisont les corvées les

    plus prnibles par sous les temps, une cnverture sur le dos, et tres faire ainsi

    le ceste, que nous camaissrons bien, de se gratter autour du ventre et des reins


  • November 9, 2018 09:37:54 Sara Fresi

    ce secteur. Et pourtamt, notre misere n'avait rien de comparable

    à celle des fantassins lesquels en plus des inconvenients cités, avaient

    ceux des tranchées découvertes de premiere ligne, les attaques à

    l'arme blanche, le danger d'étre tué on blessés entre les lignes sans

    pouvoir étre secourne et souvent le manque de ravitaillement.

    Je me surtais alors d'etre artilleur et de m'etr engagé volontaire dans

    cette arme, alors qui j'aurai pu étre, à l'appel de ma classe, envoye dans

    l'infanterie.

    Le grand nombre de troupes rasamblées dans le secteur rond les operations

    postales plus longues et difficiles. La evenlation sur les routes

    et les pistes est considerables. La prenove (gendarmerie de campagne)

    surveille le respect des sons uniques qui allongent les parcours. Je

    saissais ma voiture au carrtonnement et je faisan tout mon service

    à cheval, les sais partaux attachés derriere ma selle, et celle de mon 

    planton.

    Comme dans les offensive précedentes les pausson nouvelle circunlaient

    de cantonnement à cantonnement. Le front était rompu....



Description

Save description
  • 44.6867768||5.102766999999972||

    ||1
Location(s)
  • Story location
Login and add location


ID
21725 / 256185
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


Login to edit the languages
  • Français

Login to edit the fronts
  • Western Front

Login to add keywords
  • Remembrance
  • Trench Life

Login and add links

Notes and questions

Login to leave a note