1 Num 964 - Mémoires du maréchal des logis Louis Archinard., item 12
Transcription
Transcription history
-
A onze heures, brusque départ pour marcher en avant. Le
parc futs romper avec difficultés, les caissons étant enforcé
dans le terrains jusqu'aux moyeux. Heureusemont que nos
chevaux sont maintemant mieux habitues à la bricole, sans cela
avec nos altelages du dèbut nombre serrons pas sortis delà
avous lontemps.
Nous retrouversames la frontière, mais cette fois sans
l'èmotion ni l'enthousiasme de la veille. Nous jelames seulement
un regard sur le poteax, orme de l'agile Impèrial, qui
git dans le fossè.
Arrèt 2 kilom plus loin pom le repas. Il pleut
nous d'etelons pour faire boire les chevaux è hattignies, le
plus proche village, à 300 m environ. Nous avonc la consigne
d'accompagner les corvées avec le révolver charge, car on nous
a prévenus que nous pourrions rencontrer certaines réscontance de
la part des habitants. Personne n'esut l'occasione de le servir
de son arme, mais j'eus une altercation avec un bonhomme
qui voulait m'empecher d'aborder un abrevoir par un
raccourci. Les chevaux réattelés, nous mangeams nos vive
de conserve et notre pain dur, debout, son laplace qui dejouli
nait de la vicère de nos kèpis sur nostre mottirue. A cinq
heures nous n'avions encore rem aucun ordre de nous deplace
nous sommes à 3 kil. de nostre point de depart. Sont autour
de nous, il y a des petits bois et des près dans lequels on d'ettes
battu on voit des petits tranchées, mais surtout des trons
individuels crendes par les fantasm nous voyons passer
des troupes d'infanterie qui retournent à l'arriere Elles n'ont
eu que des partes l'agere et leur moral est assez bon on
avance boujours, mais comme nous ètions sans nouvelles de
l'ensemble on front nous supposion que l'ennemi ètait
partout en retrante, alors que nous apprime quelques jousque
que la grande bataille se reteroulait aillens bien plus merutaien
et moins favorable à nos armes.
On entend le canon, mais allez sourdement on le
demande vers 7 heures, si nous allons campor ainsi sur le bon
de la route. Dans cette eventualité, quelque dèhouellard ont
déjà coupes des banches femillées et construitant des petits
abis, la pluie tombe maintenant d'une maniere reguliere et
contruire et elle n'asspas chande. Aucun ordre n'étant parnam
chacun passa de mieux, on plutot, du mains mail qu il le pat,
cette desagreable nuit; un conducteur pas voiture, veilla fur
les cocune atteles sur la route, et je m'allongea pris du talent
avec les servant de ma piete qui m'offrirent une place dans bien
guittoune où l'on n'était guere mieux qu'en pleur air.
18 aoùt. Le joir impatiennent attendre, de montra
cufiri, et vees 8 heures, à votre allure de 2 km à l'heure, nous
nous déplacames vers l'avant. Nous sommes réellemont encom
biants ave notre interminable file de voiture, et on nous l'a
déjà alles fait remarques, car a différents reprise nous avons
retardes des conais plus pressés. Les routes d'Alsace Lorraine
sont nombreauses bien entretennues, et remarquablement signalisees.
Aud carrefours aucune hélitation, car les plaque indicatrice avec
leur libelle abondant, renseignent et actement le voyageur.
Nous traversons de petits villages où l'on parle encore, le français
d'ailleurs sur les boutiques de commerce et meme on les couplec
pubblics, mairies, école... etc, les inscription ont d'un coté en
langue allemande et de l'autre en langue française. Dans la
campagne, depuis notre délarguement de xersygny, nous ne voyon
aucune ferme isolée, comme elles les ont fontes dans nostre pays
de la Vallée de Rhòne. Je ne fus pas le seul à le remarquer et
l'explication qui me fut donnée était bien plausible dans tout
ce pays de l'est, la guerre a sevi depuis plusieurs siecle. De là
la necessité pour les habitants de le point reste éparpilles
dans les campagnes et de groupes burs habitations dans les
villages pour de sentir plus forts por la resistance. Ici les villages
sont assez rapprochés les un des autres et aprés avoir passé nostre
journée sur les routes, sous des averres intermittentes, nous
camper à Niderohl. Le parc fut formé dans un grand champles
chevaux furent largement abreuvés a la rivier et le temps,
au crépuscule, se mit au 6 eau. Nos manteaux sont lourdes sur
-
A onze heures, brusque départ pour marcher en avant. Le
parc futs romper avec difficultés, les caissons étant enforcé
dans le terrains jusqu'aux moyeux. Heureusemont que nos
chevaux sont maintemant mieux habitues à la bricole, sans cela
avec nos altelages du dèbut nombre serrons pas sortis delà
avous lontemps.
Nous retrouversames la frontière, mais cette fois sans
l'èmotion ni l'enthousiasme de la veille. Nous jelames seulement
un regard sur le poteax, orme de l'agile Impèrial, qui
git dans le fossè.
Arrèt 2 kilom plus loin pom le repas. Il pleut
nous d'etelons pour faire boire les chevaux è hattignies, le
plus proche village, à 300 m environ. Nous avonc la consigne
d'accompagner les corvées avec le révolver charge, car on nous
a prévenus que nous pourrions rencontrer certaines réscontance de
la part des habitants. Personne n'esut l'occasione de le servir
de son arme, mais j'eus une altercation avec un bonhomme
qui voulait m'empecher d'aborder un abrevoir par un
raccourci. Les chevaux réattelés, nous mangeams nos vive
de conserve et notre pain dur, debout, son laplace qui dejouli
nait de la vicère de nos kèpis sur nostre mottirue. A cinq
heures nous n'avions encore rem aucun ordre de nous deplace
nous sommes à 3 kil. de nostre point de depart. Sont autour
de nous, il y a des petits bois et des près dans lequels on d'ettes
battu on voit des petits tranchées, mais surtout des trons
individuels crendes par les fantasm nous voyons passer
des troupes d'infanterie qui retournent à l'arriere Elles n'ont
eu que des partes l'agere et leur moral est assez bon on
avance boujours, mais comme nous ètions sans nouvelles de
l'ensemble on front nous supposion que l'ennemi ètait
partout en retrante, alors que nous apprime quelques jousque
que la grande bataille se reteroulait aillens bien plus merutaien
et moins favorable à nos armes.
On entend le canon, mais allez sourdement on le
demande vers 7 heures, si nous allons campor ainsi sur le bon
de la route. Dans cette eventualité, quelque dèhouellard ont
déjà coupes des banches femillées et construitant des petits
abis, la pluie tombe maintenant d'une maniere reguliere et
contruire et elle n'asspas chande. Aucun ordre n'étant parnam
chacun passa de mieux, on plutot, du mains mail qu il le pat,
cette desagreable nuit; un conducteur pas voiture, veilla fur
les cocune atteles sur la route, et je m'allongea pris du talent
avec les servant de ma piete qui m'offrirent une place dans bien
guittoune où l'on n'était guere mieux qu'en pleur air.
18 aoùt. Le joir impatiennent attendre, de montra
cufiri, et vees 8 heures, à votre allure de 2 km à l'heure, nous
nous déplacames vers l'avant. Nous sommes réellemont encom
biants ave notre interminable file de voiture, et on nous l'a
déjà alles fait remarques, car a différents reprise nous avons
retardes des conais plus pressés. Les routes d'Alsace Lorraine
sont nombreauses bien
-
A onze heures, brusque départ pour marcher en avant. Le
parc futs romper avec difficultés, les caissons étant enforcé
dans le terrains jusqu'aux moyeux. Heureusemont que nos
chevaux sont maintemant mieux habitues à la bricole, sans cela
avec nos altelages du dèbut nombre serrons pas sortis delà
avous lontemps.
Nous retrouversames la frontière, mais cette fois sans
l'èmotion ni l'enthousiasme de la veille. Nous jelames seulement
un regard sur le poteax, orme de l'agile Impèrial, qui
git dans le fossè.
Arrèt 2 kilom plus loin pom le repas. Il pleut
nous d'etelons pour faire boire les chevaux è hattignies, le
plus proche village, à 300 m environ. Nous avonc la consigne
d'accompagner les corvées avec le révolver charge, car on nous
a prévenus que nous pourrions rencontrer certaines réscontance de
la part des habitants. Personne n'esut l'occasione de le servir
de son arme, mais j'eus une altercation avec un bonhomme
qui voulait m'empecher d'aborder un abrevoir par un
raccourci. Les chevaux réattelés, nous mangeams nos vive
de conserve et notre pain dur, debout, son laplace qui dejouli
nait de la vicère de nos kèpis sur nostre mottirue. A cinq
heures nous n'avions encore rem aucun ordre de nous deplace
nous sommes à 3 kil. de nostre point de depart. Sont autour
de nous, il y a des petits bois et des près dans lequels on d'ettes
battu on voit des petits tranchées, mais surtout des trons
individuels crendes par les fantasm nous voyons passer
des troupes d'infanterie qui retournent à l'arriere Elles n'ont
eu que des partes l'agere et leur moral est assez bon on
avance boujours, mais comme nous ètions sans nouvelles de
l'ensemble on front nous supposion que l'ennemi ètait
partout en retrante, alors que nous apprime quelques jousque
que la grande bataille se reteroulait aillens bien plus merutaien
et moins favorable à nos armes.
On entend le canon, mais allez sourdement on le
demande vers 7 heures, si nous allons campor ainsi sur le bon
-
A onze heures, brusque départ pour marcher en avant. Le
parc futs romper avec difficultés, les caissons étant enforcé
dans le terrains jusqu'aux moyeux. Heureusemont que nos
chevaux sont maintemant mieux habitues à la bricole, sans cela
avec nos altelages du dèbut nombre serrons pas sortis delà
avous lontemps.
Nous retrouversames la frontière, mais cette fois sans
l'èmotion ni l'enthousiasme de la veille. Nous jelames seulement
un regard sur le poteax, orme de l'agile Impèrial, qui
git dans le fossè.
Arrèt 2 kilom plus loin pom le repas. Il pleut
nous d'etelons pour faire boire les chevaux è hattignies, le
plus proche village, à 300 m environ. Nous avonc la consigne
d'accompagner les corvées avec le révolver charge, car on nous
a prévenus que nous pourrions rencontrer certaines réscontance de
la part des habitants. Personne n'esut l'occasione de le servir
de son arme, mais j'eus une altercation avec un bonhomme
qui voulait m'empecher d'aborder un abrevoir par un
raccourci. Les chevaux réattelés, nous mangeams nos vive
de conserve et notre pain dur, debout, son laplace qui dejouli
nait de la vicère de nos kèpis sur nostre mottirue. A cinq
heures
Description
Save description- 44.6867768||5.102766999999972||||1
Location(s)
Story location
- ID
- 21725 / 256136
- Contributor
- Archives départementales de la Drôme
Login to edit the languages
- Français
Login to edit the fronts
- Western Front
Login to add keywords
- Remembrance
- Trench Life






































































































































































Login to leave a note