1 Num 964 - Mémoires du maréchal des logis Louis Archinard., item 27

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nous ne savions pas à qui nous avions à faire et que nous

pouvions causer un malheur à un pelote français et

maladroits, parce que nous  n'avion qu'à laisser atterrer

preer de nous l'avion en question, que nous aurions pu

captures s'il s'était agi d'un ennemi. C'aurait été

un fait d'arme extruordinaire pom un échelon dait allerie

lourde, que le prise d'un avec allemand.

Nous aucune quand meme, deux evenements heureux

pendant notre sejour à vomecourt. D'abord le trois septempre

l'arrivée des premieres lettres de nos familles. C'était de la

joie, presque du delere au bivonac. J'en reçu 8 pom ma

part, et vous pensez quel delice de lire ces missivassi

impatiennent attendues, malheuresement ce bonheur

était un peu temperé du fait que beaucoup de nos camarade

originaires des régions envahies, demeuvraient encore plus

attristées et niquiets d'etre sans nouvelles des leurs.

Un autre moment abreable fut celui que nous

passanes un soir autour d'une table, pom feter les galons

de deux brigadier promes sons officier qui nous

inviterent à faire un bon souper. Nous n'avions plus 

l'habitude des chaises mi des assiettes et des verres.

Nous famies cette petite fete, dans une maison on village

dont la patronne mit sa cuicine et la salle à manger

à notre disposition. Le repas bien prepare, fut joyeux

et nous departames apres avoir chante et nous etre bien

divertis. Le lendemain nous retournams à notre gamelle

et à nos repas prepares dans la lessivense le manque

d'eau potable et de vin nous avaient déjà bien rendre

sobres et nous nous étions bien habitues à ne pas boire

pendant le repas meme etait bien monotone. Soupe

grosse et ris on pats, sel devant etre notre regime pendant

longtemps. Nous n'ermes dorenavant jamais à nous plaindre

de notre ravitaillement en vivres et nous etions de cefait bien

mieux traites que les pantassis à qui il nous arriv a souvent,

à Vomecourt, notamment de faire passer quelques bombes de

parmi qui ne leur annivaiters pas.

Une fois notre meme fut augmente d'un cuisseau de sanglies

tué par un de nos camarades, grand chasseur et meme brancornie

qui trovait à excercer son habilité dans cette région boisée, riche

en gros gibier

Et c'est ainsi que se passe notre séjour à Vomecourt

qui prit pour le 13 septembre au matins. Nous avions reçu

la veille l'ordre dedepart. L'ennemi reculait parait il

sur tout le front. Notre etape fut de courte distance juisque

nous sommes cantonner dans un pré, à la sortice nord de

Rambervillers. La ville que je n'avais pas rue de quelques

jours me parnt encore plus triste et plus morne et je ne

retrouvai plus meme, mon officien, qui un jour de bombardement,

m'avait vendu dans sa cave, une faire de lunettes.

Pas d'incidents serieux à noter ce jour là, si ce n'est que

ja faillis perdre, par les coliques, la plus bel attelage de

ma piece, auquel on prodigua, jusqu'à la nuit, des sors

qui heureusement purent nous le conserver. Sur la route

nous vimes revenu de la bataille, decimé et quelettique,

le 140° Reg. d'infanterie de Grenoble, mais je ne vis aucun

des camarades et compatriotes que j'y comanisais et en effet

j'appers plus tard qu ils avaient été onblessés on teres.

14 Septembre. La nuit se passa, assez tranquillement

sons un hangar et au matin, alors que nom etions prets à

partir, nous vimes passer le 75° Reg. d'infanterie de Roman,

où nous avions tours des amis et ennaisances, mais dans

les pauvres d'ebris qui revenaient à l'arrieré, je ne revis

aviem de ceux à qui j'auvrais bien volontiers serre la main

nous partimes vers 7 heures et cette étape devait etre bien

douloureuse, car elle trouverait les champs de bataille qui venaiens

dìetre abandonnés par les ennemis. Dans les champs et

dans les fosses de la route ce n'était que cadavres de

fantassins ont quelques uns étaient encore dans leur position

de tereur ou de combattent. Leur décomposition n'était encore

pas trop avancée, les vivages étaient encore recounaisables,

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nous ne savions pas à qui nous avions à faire et que nous

pouvions causer un malheur à un pelote français et

maladroits, parce que nous  n'avion qu'à laisser atterrer

preer de nous l'avion en question, que nous aurions pu

captures s'il s'était agi d'un ennemi. C'aurait été

un fait d'arme extruordinaire pom un échelon dait allerie

lourde, que le prise d'un avec allemand.

Nous aucune quand meme, deux evenements heureux

pendant notre sejour à vomecourt. D'abord le trois septempre

l'arrivée des premieres lettres de nos familles. C'était de la

joie, presque du delere au bivonac. J'en reçu 8 pom ma

part, et vous pensez quel delice de lire ces missivassi

impatiennent attendues, malheuresement ce bonheur

était un peu temperé du fait que beaucoup de nos camarade

originaires des régions envahies, demeuvraient encore plus

attristées et niquiets d'etre sans nouvelles des leurs.

Un autre moment abreable fut celui que nous

passanes un soir autour d'une table, pom feter les galons

de deux brigadier promes sons officier qui nous

inviterent à faire un bon souper. Nous n'avions plus 

l'habitude des chaises mi des assiettes et des verres.

Nous famies cette petite fete, dans une maison on village

dont la patronne mit sa cuicine et la salle à manger

à notre disposition. Le repas bien prepare, fut joyeux

et nous departames apres avoir chante et nous etre bien

divertis. Le lendemain nous retournams à notre gamelle

et à nos repas prepares dans la lessivense le manque

d'eau potable et de vin nous avaient déjà bien rendre

sobres et nous nous étions bien habitues à ne pas boire

pendant le repas meme etait bien monotone. Soupe

grosse et ris on pats, sel devant etre notre regime pendant

longtemps. Nous n'ermes dorenavant jamais à nous plaindre

de notre ravitaillement en vivres et nous etions de cefait bien

mieux traites que les pantassis à qui il nous arriv a souvent,

à Vomecourt, notamment de faire passer quelques bombes de

parmi qui ne leur annivaiters pas.

Une fois notre meme fut augmente d'un cuisseau de sanglies

tué par un de nos camarades, grand chasseur et meme brancornie

qui trovait à excercer son habilité dans cette région boisée, riche

en gros gibier

Et c'est ainsi que se passe notre séjour à Vomecourt

qui prit pour le 13 septembre au matins. Nous avions reçu

la veille l'ordre dedepart. L'ennemi reculait parait il

sur tout le front. Notre etape fut de courte distance juisque

nous sommes cantonner dans un pré, à la sortice nord de

Rambervillers. La ville que je n'avais pas rue de quelques

jours me parnt encore plus triste et plus morne et je ne

retrouvai plus meme, mon officien, qui un jour de bombardement,

m'avait vendu dans sa cave, une faire de lunettes.

Pas d'incidents serieux à noter ce jour là, si ce n'est que

ja faillis perdre, par les coliques, la plus bel attelage de

ma piece, auquel on prodigua, jusqu'à la nuit, des sors

qui heureusement purent nous le conserver. Sur la route

nous vimes revenu de la bataille, decimé et quelettique,

le 140° Reg. d'infanterie de Grenoble, mais je ne vis aucun

des camarades et compatriotes que j'y comanisais et en effet

j'appers plus tard qu ils avaient été onblessés on teres.

14 Septembre. La nuit se passa, assez tranquillement

sons un hangar et au matin, alors que nom etions prets à

partir, nous vimes passer le 75° Reg. d'infanterie de Roman,

où nous avions tours des amis et ennaisances, mais dans

les pauvres d'ebris qui revenaient à l'arrieré, je ne revis

aviem de ceux à qui j'auvrais bien volontiers serre la main

nous partimes vers 7 heures et cette étape devait etre bien

douloureuse, car elle trouverait les champs de bataille qui venaiens

dìetre abandonnés par les ennemis. Dans les champs et

dans les fosses de la route ce n'était que cadavres de

fantassins ont quelques uns étaient encore dans leur position

de tereur ou de combattent. Leur décomposition n'était encore

pas trop avancée, les vivages étaient encore recounaisables,


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  • November 6, 2018 08:42:17 Sara Fresi

    nous ne savions pas à qui nous avions à faire et que nous

    pouvions causer un malheur à un pelote français et

    maladroits, parce que nous  n'avion qu'à laisser atterrer

    preer de nous l'avion en question, que nous aurions pu

    captures s'il s'était agi d'un ennemi. C'aurait été

    un fait d'arme extruordinaire pom un échelon dait allerie

    lourde, que le prise d'un avec allemand.

    Nous aucune quand meme, deux evenements heureux

    pendant notre sejour à vomecourt. D'abord le trois septempre

    l'arrivée des premieres lettres de nos familles. C'était de la

    joie, presque du delere au bivonac. J'en reçu 8 pom ma

    part, et vous pensez quel delice de lire ces missivassi

    impatiennent attendues, malheuresement ce bonheur

    était un peu temperé du fait que beaucoup de nos camarade

    originaires des régions envahies, demeuvraient encore plus

    attristées et niquiets d'etre sans nouvelles des leurs.

    Un autre moment abreable fut celui que nous

    passanes un soir autour d'une table, pom feter les galons

    de deux brigadier promes sons officier qui nous

    inviterent à faire un bon souper. Nous n'avions plus 

    l'habitude des chaises mi des assiettes et des verres.

    Nous famies cette petite fete, dans une maison on village

    dont la patronne mit sa cuicine et la salle à manger

    à notre disposition. Le repas bien prepare, fut joyeux

    et nous departames apres avoir chante et nous etre bien

    divertis. Le lendemain nous retournams à notre gamelle

    et à nos repas prepares dans la lessivense le manque

    d'eau potable et de vin nous avaient déjà bien rendre

    sobres et nous nous étions bien habitues à ne pas boire

    pendant le repas meme etait bien monotone. Soupe

    grosse et ris on pats, sel devant etre notre regime pendant

    longtemps. Nous n'ermes dorenavant jamais à nous plaindre

    de notre ravitaillement en vivres et nous etions de cefait bien

    mieux traites que les pantassis à qui il nous arriv a souvent,

    à Vomecourt, notamment de faire passer quelques bombes de

    parmi qui ne leur annivaiters pas.

    Une fois notre meme fut augmente d'un cuisseau de sanglies

    tué par un de nos camarades, grand chasseur et meme brancornie

    qui trovait à excercer son habilité dans cette région boisée, riche

    en gros gibier

    Et c'est ainsi que se passe notre séjour à Vomecourt

    qui prit pour le 13 septembre au matins. Nous avions reçu

    la veille l'ordre dedepart. L'ennemi reculait parait il

    sur tout le front. Notre etape fut de courte distance juisque

    nous sommes cantonner dans un pré, à la sortice nord de

    Rambervillers. La ville que je n'avais pas rue de quelques

    jours me parnt encore plus triste et plus morne et je ne

    retrouvai plus meme, mon officien, qui un jour de bombardement,

    m'avait vendu dans sa cave, une faire de lunettes.

    Pas d'incidents serieux à noter ce jour là, si ce n'est que

    ja faillis perdre, par les coliques, la plus bel attelage de

    ma piece, auquel on prodigua, jusqu'à la nuit, des sors

    qui heureusement purent nous le conserver. Sur la route

    nous vimes revenu de la bataille, decimé et quelettique,

    le 140° Reg. d'infanterie de Grenoble, mais je ne vis aucun

    des camarades et compatriotes que j'y comanisais et en effet

    j'appers plus tard qu ils avaient été onblessés on teres.

    14 Septembre. La nuit se passa, assez tranquillement

    sons un hangar et au matin, alors que nom etions prets à

    partir, nous vimes passer le 75° Reg. d'infanterie de Roman,

    où nous avions tours des amis et ennaisances, mais dans

    les pauvres d'ebris qui revenaient à l'arrieré, je ne revis

    aviem de ceux à qui j'auvrais bien volontiers serre la main

    nous partimes vers 7 heures et cette étape devait etre bien

    douloureuse, car elle trouverait les champs de bataille qui venaiens

    dìetre abandonnés par les ennemis. Dans les champs et

    dans les fosses de la route ce n'était que cadavres de

    fantassins ont quelques uns étaient encore dans leur position

    de tereur ou de combattent. Leur décomposition n'était encore

    pas trop avancée, les vivages étaient encore recounaisables,

  • November 6, 2018 08:31:42 Sara Fresi

    nous ne savions pas à qui nous avions à faire et que nous

    pouvions causer un malheur à un pelote français et

    maladroits, parce que nous  n'avion qu'à laisser atterrer

    preer de nous l'avion en question, que nous aurions pu

    captures s'il s'était agi d'un ennemi. C'aurait été

    un fait d'arme extruordinaire pom un échelon dait allerie

    lourde, que le prise d'un avec allemand.

    Nous aucune quand meme, deux evenements heureux

    pendant notre sejour à vomecourt. D'abord le trois septempre

    l'arrivée des premieres lettres de nos familles. C'était de la

    joie, presque du delere au bivonac. J'en reçu 8 pom ma

    part, et vous pensez quel delice de lire ces missivassi

    impatiennent attendues, malheuresement ce bonheur

    était un peu temperé du fait que beaucoup de nos camarade

    originaires des régions envahies, demeuvraient encore plus

    attristées et niquiets d'etre sans nouvelles des leurs.

    Un autre moment abreable fut celui que nous

    passanes un soir autour d'une table, pom feter les galons

    de deux brigadier promes sons officier qui nous

    inviterent à faire un bon souper. Nous n'avions plus 

    l'habitude des chaises mi des assiettes et des verres.

    Nous famies cette petite fete, dans une maison on village

    dont la patronne mit sa cuicine et la salle à manger

    à notre disposition. Le repas bien prepare, fut joyeux

    et nous departames apres avoir chante et nous etre bien

    divertis. Le lendemain nous retournams à notre gamelle

    et à nos repas prepares dans la lessivense le manque

    d'eau potable et de vin nous avaient déjà bien rendre

    sobres et nous nous étions bien habitues à ne pas boire

    pendant le repas meme etait bien monotone. Soupe

    grosse et ris on pats, sel devant etre notre regime pendant

    longtemps. Nous n'ermes dorenavant jamais à nous plaindre

    de notre ravitaillement en vivres et nous etions de cefait bien

    mieux traites que les pantassis à qui il nous arriv a souvent,

    à Vomecourt, notamment de faire passer quelques bombes de



  • November 6, 2018 08:23:51 Sara Fresi

    nous ne savions pas à qui nous avions à faire et que nous

    pouvions causer un malheur à un pelote français et

    maladroits, parce que nous  n'avion qu'à laisser atterrer

    preer de nous l'avion en question, que nous aurions pu

    captures s'il s'était agi d'un ennemi. C'aurait été

    un fait d'arme extruordinaire pom un échelon dait allerie

    lourde, que le prise d'un avec allemand.

    Nous 


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21725 / 256151
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http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Archives départementales de la Drôme
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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