FRBNFM-141 Jules Lutz et le frère de sa belle-fille, Roger-Frédéric Marchal, item 15
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Provenchères-sur-Fave, 12 août.
Mon cher papa,
Merci pour tes bonnes lettres, cela fait du
bien. Que tu as raison, les maudits qui ont
voulu cette guerre le payeront. et si la société
fait un pas vers un idéal meilleur, les pauvres
petits soldats qui se font tuer pourront dormir
en paix.
Notre pauvre André Caquelin, qui était
sergent à ma compagnie, s’en est allé retrouverceux qui dorment à jamais.
Ils saoulent leurs soldats pour les envoyer
sur nous ; c'est pénible à voir. Nous devons
nous incliner devant nos officiers d’artillerie
dont la valeur fait notre succès.
Courage, papa, ceux qui tombent pour le
devoir ne sont pas à pleurer.
Si Dieu le veut, je passerai près de la
maison où tu es né.
Bons baisers.
Ton fils,
R.
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Sans lieu de provenance et sans date.
Mon cher papa,
J'espère que tu vas bien ; moi, pour le
moment, je suis eu bonne sauté et je serais
tout à fait heureux si toutes les atrocités
étaient finies.
C’est une triste chose que la guerre, et le
vainqueur comme le vaincu me semblent
moralement bien affaiblis.
J’ai passe chez oncle G...
Vous êtes à l’abri maintenant, je souhaite
que les affaires puissent bientôt reprendre
malgré le manque d'hommes.
Je vous embrasse de tout cœur.
Votre fils,
Roger.
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- 8982 / 242753
- Contributor
- Famille Lutz
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