FRBNFM-141 Jules Lutz et le frère de sa belle-fille, Roger-Frédéric Marchal, item 4
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in margin right
1918
Dimanche
17 novembre
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C'est aujourd'hui l'entrée des Français à
Mulhouse. Toutes les maisons sont richement
ornées et pavoisées. Les drapeaux tricolores dominent
mais on voit aussi des drapeaux alsaciens - avec
cravates tricolores - américains, anglais, belges et
italiennes.
A une heure le sons des cloches qui n'avaient
pas été enlevés pour être transformées en canon,
annonce l'entrée des soldats français. ils
viennent par la chaussée de Dornack, le
Faubourg de Belfort, la Rue du Sauvage
et défilent sur la plate-forme du Nord.
L'enthousiasme de la population et de la
troupe est indescriptible. Ce ne sont que cris :
Vive la France, vive la République, vive l'armée,
vive l'Alsace française ! A différentes reprises,
on entend dire : Le voilà, le plébiscite ! Il
n'en faut pas d'autre !
Le soir la Mairie est illuminée ainsi que
quelques maisons particulières. Les gamins ne
manquent pas de lancer des fusées, comme ils le
font depuis quelques jours, car ils ont pu piller
les dépôts de munitions abandonnés par les
Allemands. Les gens raisonnables sont un peu inquiets,
car ils craignent des accidents. D'après le Journal,
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C'est aujourd'hui l'entrée des Français à
Mulhouse. Toutes les maisons sont richement
ornées et pavoisées. Les drapeaux tricolores dominent
mais on voit aussi des drapeaux alsaciens - avec
cravates tricolores - américains, anglais, belges et
italiennes.
A une heure le sons des cloches qui n'avaient
pas été enlevés pour être transformées en canon,
annonce l'entrée des soldats français. ils
viennent par la chaussée de Dornack, le
Faubourg de Belfort, la Rue du Sauvage
et défilent sur la plate-forme du Nord.
L'enthousiasme de la population et de la
troupe est indescriptible. Ce ne sont que cris :
Vive la France, vive la République, vive l'armée,
vive l'Alsace française ! A différentes reprises,
on entend dire : Le voilà, le plébiscite ! Il
n'en faut pas d'autre !
Le soir la Mairie est illuminée ainsi que
quelques maisons particulières. Les gamins ne
manquent pas de lancer des fusées, comme ils le
font depuis quelques jours, car ils ont pu piller
les dépôts de munitions abandonnés par les
Allemands. Les gens raisonnables sont un peu inquiets,
car ils craignent des accidents. D'après le Journal,
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- ID
- 8982 / 242742
- Contributor
- Famille Lutz
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