FRBNFM-141 Jules Lutz et le frère de sa belle-fille, Roger-Frédéric Marchal, item 10
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31 juillet 1914.
Sommes mobilisés ! Où allons-nous ? Je ne
sais ! Où le devoir nous appellera ! Ayons
confiance! J’emporte avec moi la photo du
Pauvre Petit. Il me gardera. Malgré tout, j’ai
confiance en ceux qui nous gouvernent; nous
prenons des mesures préventives, mais j’espèrequ’elles suffiront.
Le pas fatal n'est pas fait.
Que maman ne s’effraye pas.
Elle doit se dire que nul ne sait le jour ni
l’heure, et quand on part, nous savons bien
que l’on n‘est pas perdu.
Pas de larmes, la résignation. C'est, après
tout, pour son pays, pour tout ce qui nous est.
cher que nous pouvons être appelés à lutter.
Je vous embrasse de tout mon cœur,
Ninette, Toinette, Thérèse et notre gros.
Prenez bien vos précautions pour être à
l'abri de tout en cas de conflit.
Votre fils.
ROGER.
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- 7 -2 août 1914.
Chers papa et maman,
Dans ces moments de trouble et de terreur,
je pense à vous simplement et vous demande
de garder mon seul et unique souvenir qui
s‘envole vers vous.
Pour le pays, pour le devoir, c'est ce que
la vie de papa m’a appris; le devoir, ici, c’est
triste, mais c’est quand même le devoir.
Maman, pauvre maman, du courage, de la
résignation ! Pensez plutôt à ceux qui laissent
des petits, à ceux qui s'en vont en laissant
de la misère derrière eux!
Que le Dieu. de la paix finisse par triompher;après 1a dure épreuve viendra le
calme.
Je pense à vous et c‘est mon unique
pensée : noue petite famille, papa, maman,
Thérèse, Fernand, Ninette et moi pouvons
être diminués par le fait de la guerre...Que
l’union de ceux qui resteront en soit plus
forte, que les cœurs soient plus hauts que la -
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31 juillet 1914.
Sommes mobilisés ! Où allons-nous ? Je ne
sais ! Où le devoir nous appellera ! Ayons
confiance! J’emporte avec moi la photo du
Pauvre Petit. Il me gardera. Malgré tout, j’ai
confiance en ceux qui nous gouvernent; nous
prenons des mesures préventives, mais j’espèrequ’elles suffiront.
Le pas fatal n'est pas fait.
Que maman ne s’effraye pas.
Elle doit se dire que nul ne sait le jour ni
l’heure, et quand on part, nous savons bien
que l’on n‘est pas perdu.
Pas de larmes, la résignation. C'est, après
tout, pour son pays, pour tout ce qui nous est.
cher que nous pouvons être appelés à lutter.
Je vous embrasse de tout mon cœur,
Ninette, Toinette, Thérèse et notre gros.
Prenez bien vos précautions pour être à
l'abri de tout en cas de conflit.
Votre fils.
ROGER.
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- 7 -2 août 1914.
Chers papa et maman,
Dans ces moments de trouble et de terreur,
je pense à vous simplement et vous demande
de garder mon seul et unique souvenir qui
s‘envole vers vous.
Pour le pays, pour le devoir, c'est ce que
la vie de papa m’a appris; le devoir, ici, c’est
triste, mais c’est quand même le devoir.
Maman, pauvre maman, du courage, de la
résignation ! Pensez plutôt à ceux qui laissent
des petits, à ceux qui s'en vont en laissant
de la misère derrière eux!
Que le Dieu. de la paix finisse par triompher;après 1a dure épreuve viendra le
calme.
Je pense à vous et c‘est mon unique
pensée : noue petite famille, papa, maman,
Thérèse, Fernand, Ninette et moi pouvons
être diminués par le fait de la guerre...Que
l’union de ceux qui resteront en soit plus
forte, que les cœurs soient plus hauts que la
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- ID
- 8982 / 242748
- Contributor
- Famille Lutz
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