Dagboek Kapitein Jean Gilbert (in het Frans), item 7

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pour Ghezvelde en France. Quelques kilomètres à marcher et ou irons nous échouer


5 Février 1917: Hier nous sommes partis à 7H. nous étions au cantonnement, j'étais

fatigué. Il fait très froid, je loge chez  Deguidt  dans les  moeres  Belges à 40M. de

Gheyvelde. Cette nuit, il a neigé beaucoup, tout est blanc, il y a une couche de 30cm


6 Février 1917: Ce matin, je parts à 7H. et arrive à Hautem vers 10H. Je rentre au

logis vers 16H. sans avoir mangé. Je devrais me rendre dans ce village pour avoir

du matériel. Celui-ci n'est arrivé qu'en partie nous avons donc attendu inutilement

Je suis exténué, j'ai un gros froid et mal de gorge.


7 Février 1917: Ce matin à l'exercice, il continue à geler ferme.


11 Février 1917: Dimanche. Il n'a pas gelé cette nuit. Il fait moins froid, j'ai du

me déclarer malade pour au moins deux jours. Je souffre d'une grosse toux. Tout de-

vient cher. Le beurre 7FRs 80 le kilo. Les pommes de terre introuvables. Celles

qu'on vend sont gelées. le pain mème devient rare, le charbon faisant défaut, les

boulangers ne cuisent que pour leurs clients. Quel triste pays. Au milieu des  moeres 

françaises une maison de temps en temps émerge des plaines  étendues  presque sans

fin. Peu d'arbres, puis la neige s'étend comme une grande nappe blanche sur ce pas

de désolation. Les nouvelles sont rares.


20 février 1917: Il pleut, demain départ pour les nouveaux cantonnements et puis

aux tranchées à Dixmude. Nous avons faits beaucoup de vagues entre la Panne et

Bray missing de nouvelles de la maison rien. Nous avons encore rçu une section de mi-

trailleuses en plus.. Cela fait 8 pièces pour la compagnie et 34 chiens.


21 Février 1917. Quel sale temps, il fait du brouillard. Il pleuvine, nous arrivons

à Alveringhem vers 13H. j'y loge. La compagnie loge à Oeren. Le lendemain donc 22

Février 1917, je vais reconnatre les tranchées, je quitte Alverimghem vers 4H21/2

j'arrive aux tranchées vers 7H1/2, c'est une rude corvée. La compagnie a quitté Oe

Oeren pour se cantonner sur la route  Eggewaerts Cappelle-Lampermisse  ferme Carbo-

nez ou je loge aussi. Dans une autre ferme loge le restant de la compagnie, 800M

de passerelles séparent les deux fermes. Je vais donc visiter le secteur de l'E-

glise de  Lamperisse , il reste un mur Caeskerke n'est pas mieux partagé. Les tranchées paraissent

assez solides. Le chemin de fer Nieuport-Dixmude est bouleversé ce ne sont qu'abr

et tranchées. Il faisait calme dans le secteur. En arrivant on transportait un bles-

sé.


27 Février 1917: Aux tranchées. Temps brumeux. Les coups de fusils pleuvent pendant

la nuit. Je visite tous les emplacements de mitrailleuses, je vérifie le pointage

il faut ètre prudent, cela me prende de 17H3/4 à 22H1/2. Quelle tournée.


28 Février 1917: Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. A 4H. je recommence ma tour-

née de hier soir, elle ne prend que 4H. vers 17H1/2 je recommence ma visite. J'ai

dormi le jour. Les Boches sont tranquilles.


1er Mars 1917: Mème chose que hier, quelques obus, il fait un peu plus clair. Deux

blessés par balle, il y a un mort.


2 mars 1917: Rien de particulier, vers 2H. je suis relevé de garde. Je rentre au ca

cantonnement. En y arrivant je trouve un caisson et un cheval dans le fossé. Les

hommes s'efforcent de les retirer. Cela ne va pas sans peine. Au bout d'une demi

heure ils y parviennent. J'étais déjà rentré à la ferme.


3 mars 1917: Il neige, il gèle. Après midi la neige. froid. Bourbier quoi. Quelques

prix de légumes: chicorée: 2,25 Frs. le kilo-choux de Bruxelles 1,75 Frs. poireaux

1,75 Frs. carottes 0,50 Frs. le Kilo.

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pour Ghezvelde en France. Quelques kilomètres à marcher et ou irons nous échouer


5 Février 1917: Hier nous sommes partis à 7H. nous étions au cantonnement, j'étais

fatigué. Il fait très froid, je loge chez  Deguidt  dans les  moeres  Belges à 40M. de

Gheyvelde. Cette nuit, il a neigé beaucoup, tout est blanc, il y a une couche de 30cm


6 Février 1917: Ce matin, je parts à 7H. et arrive à Hautem vers 10H. Je rentre au

logis vers 16H. sans avoir mangé. Je devrais me rendre dans ce village pour avoir

du matériel. Celui-ci n'est arrivé qu'en partie nous avons donc attendu inutilement

Je suis exténué, j'ai un gros froid et mal de gorge.


7 Février 1917: Ce matin à l'exercice, il continue à geler ferme.


11 Février 1917: Dimanche. Il n'a pas gelé cette nuit. Il fait moins froid, j'ai du

me déclarer malade pour au moins deux jours. Je souffre d'une grosse toux. Tout de-

vient cher. Le beurre 7FRs 80 le kilo. Les pommes de terre introuvables. Celles

qu'on vend sont gelées. le pain mème devient rare, le charbon faisant défaut, les

boulangers ne cuisent que pour leurs clients. Quel triste pays. Au milieu des  moeres 

françaises une maison de temps en temps émerge des plaines  étendues  presque sans

fin. Peu d'arbres, puis la neige s'étend comme une grande nappe blanche sur ce pas

de désolation. Les nouvelles sont rares.


20 février 1917: Il pleut, demain départ pour les nouveaux cantonnements et puis

aux tranchées à Dixmude. Nous avons faits beaucoup de vagues entre la Panne et

Bray missing de nouvelles de la maison rien. Nous avons encore rçu une section de mi-

trailleuses en plus.. Cela fait 8 pièces pour la compagnie et 34 chiens.


21 Février 1917. Quel sale temps, il fait du brouillard. Il pleuvine, nous arrivons

à Alveringhem vers 13H. j'y loge. La compagnie loge à Oeren. Le lendemain donc 22

Février 1917, je vais reconnatre les tranchées, je quitte Alverimghem vers 4H21/2

j'arrive aux tranchées vers 7H1/2, c'est une rude corvée. La compagnie a quitté Oe

Oeren pour se cantonner sur la route  Eggewaerts Cappelle-Lampermisse  ferme Carbo-

nez ou je loge aussi. Dans une autre ferme loge le restant de la compagnie, 800M

de passerelles séparent les deux fermes. Je vais donc visiter le secteur de l'E-

glise de  Lamperisse , il reste un mur Caeskerke n'est pas mieux partagé. Les tranchées paraissent

assez solides. Le chemin de fer Nieuport-Dixmude est bouleversé ce ne sont qu'abr

et tranchées. Il faisait calme dans le secteur. En arrivant on transportait un bles-

sé.


27 Février 1917: Aux tranchées. Temps brumeux. Les coups de fusils pleuvent pendant

la nuit. Je visite tous les emplacements de mitrailleuses, je vérifie le pointage

il faut ètre prudent, cela me prende de 17H3/4 à 22H1/2. Quelle tournée.


28 Février 1917: Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. A 4H. je recommence ma tour-

née de hier soir, elle ne prend que 4H. vers 17H1/2 je recommence ma visite. J'ai

dormi le jour. Les Boches sont tranquilles.


1er Mars 1917: Mème chose que hier, quelques obus, il fait un peu plus clair. Deux

blessés par balle, il y a un mort.


2 mars 1917: Rien de particulier, vers 2H. je suis relevé de garde. Je rentre au ca

cantonnement. En y arrivant je trouve un caisson et un cheval dans le fossé. Les

hommes s'efforcent de les retirer. Cela ne va pas sans peine. Au bout d'une demi

heure ils y parviennent. J'étais déjà rentré à la ferme.


3 mars 1917: Il neige, il gèle. Après midi la neige. froid. Bourbier quoi. Quelques

prix de légumes: chicorée: 2,25 Frs. le kilo-choux de Bruxelles 1,75 Frs. poireaux

1,75 Frs. carottes 0,50 Frs. le Kilo.


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  • July 1, 2017 11:47:17 François Aubrée

    pour Ghezvelde en France. Quelques kilomètres à marcher et ou irons nous échouer


    5 Février 1917: Hier nous sommes partis à 7H. nous étions au cantonnement, j'étais

    fatigué. Il fait très froid, je loge chez  Deguidt  dans les  moeres  Belges à 40M. de

    Gheyvelde. Cette nuit, il a neigé beaucoup, tout est blanc, il y a une couche de 30cm


    6 Février 1917: Ce matin, je parts à 7H. et arrive à Hautem vers 10H. Je rentre au

    logis vers 16H. sans avoir mangé. Je devrais me rendre dans ce village pour avoir

    du matériel. Celui-ci n'est arrivé qu'en partie nous avons donc attendu inutilement

    Je suis exténué, j'ai un gros froid et mal de gorge.


    7 Février 1917: Ce matin à l'exercice, il continue à geler ferme.


    11 Février 1917: Dimanche. Il n'a pas gelé cette nuit. Il fait moins froid, j'ai du

    me déclarer malade pour au moins deux jours. Je souffre d'une grosse toux. Tout de-

    vient cher. Le beurre 7FRs 80 le kilo. Les pommes de terre introuvables. Celles

    qu'on vend sont gelées. le pain mème devient rare, le charbon faisant défaut, les

    boulangers ne cuisent que pour leurs clients. Quel triste pays. Au milieu des  moeres 

    françaises une maison de temps en temps émerge des plaines  étendues  presque sans

    fin. Peu d'arbres, puis la neige s'étend comme une grande nappe blanche sur ce pas

    de désolation. Les nouvelles sont rares.


    20 février 1917: Il pleut, demain départ pour les nouveaux cantonnements et puis

    aux tranchées à Dixmude. Nous avons faits beaucoup de vagues entre la Panne et

    Bray missing de nouvelles de la maison rien. Nous avons encore rçu une section de mi-

    trailleuses en plus.. Cela fait 8 pièces pour la compagnie et 34 chiens.


    21 Février 1917. Quel sale temps, il fait du brouillard. Il pleuvine, nous arrivons

    à Alveringhem vers 13H. j'y loge. La compagnie loge à Oeren. Le lendemain donc 22

    Février 1917, je vais reconnatre les tranchées, je quitte Alverimghem vers 4H21/2

    j'arrive aux tranchées vers 7H1/2, c'est une rude corvée. La compagnie a quitté Oe

    Oeren pour se cantonner sur la route  Eggewaerts Cappelle-Lampermisse  ferme Carbo-

    nez ou je loge aussi. Dans une autre ferme loge le restant de la compagnie, 800M

    de passerelles séparent les deux fermes. Je vais donc visiter le secteur de l'E-

    glise de  Lamperisse , il reste un mur Caeskerke n'est pas mieux partagé. Les tranchées paraissent

    assez solides. Le chemin de fer Nieuport-Dixmude est bouleversé ce ne sont qu'abr

    et tranchées. Il faisait calme dans le secteur. En arrivant on transportait un bles-

    sé.


    27 Février 1917: Aux tranchées. Temps brumeux. Les coups de fusils pleuvent pendant

    la nuit. Je visite tous les emplacements de mitrailleuses, je vérifie le pointage

    il faut ètre prudent, cela me prende de 17H3/4 à 22H1/2. Quelle tournée.


    28 Février 1917: Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. A 4H. je recommence ma tour-

    née de hier soir, elle ne prend que 4H. vers 17H1/2 je recommence ma visite. J'ai

    dormi le jour. Les Boches sont tranquilles.


    1er Mars 1917: Mème chose que hier, quelques obus, il fait un peu plus clair. Deux

    blessés par balle, il y a un mort.


    2 mars 1917: Rien de particulier, vers 2H. je suis relevé de garde. Je rentre au ca

    cantonnement. En y arrivant je trouve un caisson et un cheval dans le fossé. Les

    hommes s'efforcent de les retirer. Cela ne va pas sans peine. Au bout d'une demi

    heure ils y parviennent. J'étais déjà rentré à la ferme.


    3 mars 1917: Il neige, il gèle. Après midi la neige. froid. Bourbier quoi. Quelques

    prix de légumes: chicorée: 2,25 Frs. le kilo-choux de Bruxelles 1,75 Frs. poireaux

    1,75 Frs. carottes 0,50 Frs. le Kilo.

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5943 / 67894
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Coppens Mieke
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


February 4, 1917 – March 3, 1917
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