Dagboek Kapitein Jean Gilbert (in het Frans), item 27

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30 mai 1918.suite ; d'enguirlander mon imprudent conducteur.D'abord je n'ose

élever la voix.Ou sommes-nous, ou sommes nous?Je charge mon revolver, prêt

à faire feu. Nous repartons.A la grâce de Dieu.Je déchire ma culotte,ma

veste, les mains.Je tombe plusieurs fois.Qu'importe.J'ai chaud.Mon Peeters

n'en mène pas plus large.Brusquement une masse sombre surgit devant nous.

un blockhaus ? Mais à qui ?Il faut voir,il faut sortir de cette inquietude

Nous rampons cette fois=ci.Nous ne sentons ni les cailloux,ni les fils

barbelés,ni la boue.Nous ne voyons que ce grand point d'interro-

gations:"Belges ou Boches ?Rien ne bouge. C'est le noir. C'est le silence.

Enfin me voila au parapet.Je m'y colle et je prète l'oreille.Toujours rien.

Nous contournons l'obstacle.L'abri est vide.De nouveau le problême angois-

sant:Ou sommes-nous ?Une fusée part loin sur notre droite.nous nous faisons

plus petit encore.A sa lumière nous apercevons une autre masse qui nous

paraît terrible aussi.Nous y allons.Il faut savoir.Il faut sortir de cette

incertitude à tout prix.Nous rampons de nouveau.Le feu d'une cigarette ou

d'un cigare troue la nuit.Il y a donc quelqu'un qui fume ? Allons du cou-

rage, de l'énergie.Nous nous rapprochons.Des ombres circulent à l'abri du

monolithe.Tout à coup une voix nous crie "qui est la "Nous avons été aper-

çus, mais interpellés en français.Je saute debout, et devant moi, se trouve

le capitaine Van de Zype de mon régiment. Quel soupir de soulagement. Quel

contentement.On me met sur la bonne piste et me montre un obus monstre non

éclaté.C'est encore la lumière d'une fusée qui nous permet d'admirer ses

dimensions fantastiques. Au revoir Varna, nous nous acheminons vers la ferme

Français. Ici je visite avec le lieutenant Monteyne, les sentinelles avancées

Ferme Van Acker. Deux hommes surgissent de derrière un amas de briques.Les

mitrailleurs sont à leur poste.Je rentre à Français. On me donne deux cour-

reurs de la 7eme compagnie qui se trouve à Mac Donald.Mes gaillards, me

conduisent directement, ou ??? en dehors de la ligne de nos sentinelles.

Heureusement que je venais de faire le même trajet, sinon j'aurais été en

vitesse chez les boches.Ceci n'est qu'un incident à côté de mon aventure

précédente.Nous faisons demi tour et nous arrivons à Mac Donald. Je visite

la ligne des sentinelles et mon poste avancé. Le terrain est ondulé, acci-

denté.Des abris en béton bouleversés, enfoncés, retournés. Des munitions

trainent de tous côtés. Des tombes, des petits cimetières. Des odeurs de charo

gnes. Des trous d'obus de 15 m diamètre, profonds de 4 à 6 m même plus

barrent les routes.Les canons tonnent sans discontinuer.Mitrailleuses et

fusils marchent de concert.


31 mai 1918.Il fait chaud. Je fais ma ronde et connais le chemin.


1 juin 1918 Répétition. Pertes un sergent tué et deux blessés.


2 juin 1918.A 24 Hs 30 nous retournons en train.J'apprendsque le lieutenant

Lambert de Rotchild est grièvement blessé ainsi que le payeur Pousset.

Hier j'ai vu descendre en flammes en moins d'un quart d'heure, quatre

ballons captifs boches.


3 juin 1918.Nuit mauvaise.Eveillé plusieurs fois par le tir des pièces sur

rail, à proximité du cantonnement Cardoen.


4 juin 1918.La maladie qui a sevi a disparu.Maux de tête,maux de rein, fièvre

Nulle envie de manger.Aux tranchées par light railway.L'abri que j'y oc-

cupe a l'air solide, mais il n'y a pas d'air.Pas de lumière.Je n'ai que des

bougies.Je circule beaucoup.La nuit tout le monde veille.Le jour le soleil

nous brûle.De l'ombre nulle part.Le seul refuge l'abri.J'ai horreur d'y

devoir descendre.


5 juin 1918.Fait rond habituelle,il faut deux heures pour voir tous les pos-

tes.


6 juin 1918.Hier fait la ronde avec le commandant Fritz, qui nous relève.Vers

11 Hs je quitte la tranchée. 5 eme compagnie, premier sergent major Dewilde

bras enlevé, blessure au ventre. Sergent Stass, tué par obus.A 14 Hs je me

rends à Saint  S ixte, où a lieu le concours des sections de mitrailleuses.

Le général Detail y assistait.Jury:Major Maton, commandant Desmedt, Command.

Slagmolen, Capitaines Dewasch et Gilbert.A 19 Hs 1/4 Retour.


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30 mai 1918.suite ; d'enguirlander mon imprudent conducteur.D'abord je n'ose

élever la voix.Ou sommes-nous, ou sommes nous?Je charge mon revolver, prêt

à faire feu. Nous repartons.A la grâce de Dieu.Je déchire ma culotte,ma

veste, les mains.Je tombe plusieurs fois.Qu'importe.J'ai chaud.Mon Peeters

n'en mène pas plus large.Brusquement une masse sombre surgit devant nous.

un blockhaus ? Mais à qui ?Il faut voir,il faut sortir de cette inquietude

Nous rampons cette fois=ci.Nous ne sentons ni les cailloux,ni les fils

barbelés,ni la boue.Nous ne voyons que ce grand point d'interro-

gations:"Belges ou Boches ?Rien ne bouge. C'est le noir. C'est le silence.

Enfin me voila au parapet.Je m'y colle et je prète l'oreille.Toujours rien.

Nous contournons l'obstacle.L'abri est vide.De nouveau le problême angois-

sant:Ou sommes-nous ?Une fusée part loin sur notre droite.nous nous faisons

plus petit encore.A sa lumière nous apercevons une autre masse qui nous

paraît terrible aussi.Nous y allons.Il faut savoir.Il faut sortir de cette

incertitude à tout prix.Nous rampons de nouveau.Le feu d'une cigarette ou

d'un cigare troue la nuit.Il y a donc quelqu'un qui fume ? Allons du cou-

rage, de l'énergie.Nous nous rapprochons.Des ombres circulent à l'abri du

monolithe.Tout à coup une voix nous crie "qui est la "Nous avons été aper-

çus, mais interpellés en français.Je saute debout, et devant moi, se trouve

le capitaine Van de Zype de mon régiment. Quel soupir de soulagement. Quel

contentement.On me met sur la bonne piste et me montre un obus monstre non

éclaté.C'est encore la lumière d'une fusée qui nous permet d'admirer ses

dimensions fantastiques. Au revoir Varna, nous nous acheminons vers la ferme

Français. Ici je visite avec le lieutenant Monteyne, les sentinelles avancées

Ferme Van Acker. Deux hommes surgissent de derrière un amas de briques.Les

mitrailleurs sont à leur poste.Je rentre à Français. On me donne deux cour-

reurs de la 7eme compagnie qui se trouve à Mac Donald.Mes gaillards, me

conduisent directement, ou ??? en dehors de la ligne de nos sentinelles.

Heureusement que je venais de faire le même trajet, sinon j'aurais été en

vitesse chez les boches.Ceci n'est qu'un incident à côté de mon aventure

précédente.Nous faisons demi tour et nous arrivons à Mac Donald. Je visite

la ligne des sentinelles et mon poste avancé. Le terrain est ondulé, acci-

denté.Des abris en béton bouleversés, enfoncés, retournés. Des munitions

trainent de tous côtés. Des tombes, des petits cimetières. Des odeurs de charo

gnes. Des trous d'obus de 15 m diamètre, profonds de 4 à 6 m même plus

barrent les routes.Les canons tonnent sans discontinuer.Mitrailleuses et

fusils marchent de concert.


31 mai 1918.Il fait chaud. Je fais ma ronde et connais le chemin.


1 juin 1918 Répétition. Pertes un sergent tué et deux blessés.


2 juin 1918.A 24 Hs 30 nous retournons en train.J'apprendsque le lieutenant

Lambert de Rotchild est grièvement blessé ainsi que le payeur Pousset.

Hier j'ai vu descendre en flammes en moins d'un quart d'heure, quatre

ballons captifs boches.


3 juin 1918.Nuit mauvaise.Eveillé plusieurs fois par le tir des pièces sur

rail, à proximité du cantonnement Cardoen.


4 juin 1918.La maladie qui a sevi a disparu.Maux de tête,maux de rein, fièvre

Nulle envie de manger.Aux tranchées par light railway.L'abri que j'y oc-

cupe a l'air solide, mais il n'y a pas d'air.Pas de lumière.Je n'ai que des

bougies.Je circule beaucoup.La nuit tout le monde veille.Le jour le soleil

nous brûle.De l'ombre nulle part.Le seul refuge l'abri.J'ai horreur d'y

devoir descendre.


5 juin 1918.Fait rond habituelle,il faut deux heures pour voir tous les pos-

tes.


6 juin 1918.Hier fait la ronde avec le commandant Fritz, qui nous relève.Vers

11 Hs je quitte la tranchée. 5 eme compagnie, premier sergent major Dewilde

bras enlevé, blessure au ventre. Sergent Stass, tué par obus.A 14 Hs je me

rends à Saint  S ixte, où a lieu le concours des sections de mitrailleuses.

Le général Detail y assistait.Jury:Major Maton, commandant Desmedt, Command.

Slagmolen, Capitaines Dewasch et Gilbert.A 19 Hs 1/4 Retour.



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  • July 2, 2017 16:33:51 François Aubrée

    30 mai 1918.suite ; d'enguirlander mon imprudent conducteur.D'abord je n'ose

    élever la voix.Ou sommes-nous, ou sommes nous?Je charge mon revolver, prêt

    à faire feu. Nous repartons.A la grâce de Dieu.Je déchire ma culotte,ma

    veste, les mains.Je tombe plusieurs fois.Qu'importe.J'ai chaud.Mon Peeters

    n'en mène pas plus large.Brusquement une masse sombre surgit devant nous.

    un blockhaus ? Mais à qui ?Il faut voir,il faut sortir de cette inquietude

    Nous rampons cette fois=ci.Nous ne sentons ni les cailloux,ni les fils

    barbelés,ni la boue.Nous ne voyons que ce grand point d'interro-

    gations:"Belges ou Boches ?Rien ne bouge. C'est le noir. C'est le silence.

    Enfin me voila au parapet.Je m'y colle et je prète l'oreille.Toujours rien.

    Nous contournons l'obstacle.L'abri est vide.De nouveau le problême angois-

    sant:Ou sommes-nous ?Une fusée part loin sur notre droite.nous nous faisons

    plus petit encore.A sa lumière nous apercevons une autre masse qui nous

    paraît terrible aussi.Nous y allons.Il faut savoir.Il faut sortir de cette

    incertitude à tout prix.Nous rampons de nouveau.Le feu d'une cigarette ou

    d'un cigare troue la nuit.Il y a donc quelqu'un qui fume ? Allons du cou-

    rage, de l'énergie.Nous nous rapprochons.Des ombres circulent à l'abri du

    monolithe.Tout à coup une voix nous crie "qui est la "Nous avons été aper-

    çus, mais interpellés en français.Je saute debout, et devant moi, se trouve

    le capitaine Van de Zype de mon régiment. Quel soupir de soulagement. Quel

    contentement.On me met sur la bonne piste et me montre un obus monstre non

    éclaté.C'est encore la lumière d'une fusée qui nous permet d'admirer ses

    dimensions fantastiques. Au revoir Varna, nous nous acheminons vers la ferme

    Français. Ici je visite avec le lieutenant Monteyne, les sentinelles avancées

    Ferme Van Acker. Deux hommes surgissent de derrière un amas de briques.Les

    mitrailleurs sont à leur poste.Je rentre à Français. On me donne deux cour-

    reurs de la 7eme compagnie qui se trouve à Mac Donald.Mes gaillards, me

    conduisent directement, ou ??? en dehors de la ligne de nos sentinelles.

    Heureusement que je venais de faire le même trajet, sinon j'aurais été en

    vitesse chez les boches.Ceci n'est qu'un incident à côté de mon aventure

    précédente.Nous faisons demi tour et nous arrivons à Mac Donald. Je visite

    la ligne des sentinelles et mon poste avancé. Le terrain est ondulé, acci-

    denté.Des abris en béton bouleversés, enfoncés, retournés. Des munitions

    trainent de tous côtés. Des tombes, des petits cimetières. Des odeurs de charo

    gnes. Des trous d'obus de 15 m diamètre, profonds de 4 à 6 m même plus

    barrent les routes.Les canons tonnent sans discontinuer.Mitrailleuses et

    fusils marchent de concert.


    31 mai 1918.Il fait chaud. Je fais ma ronde et connais le chemin.


    1 juin 1918 Répétition. Pertes un sergent tué et deux blessés.


    2 juin 1918.A 24 Hs 30 nous retournons en train.J'apprendsque le lieutenant

    Lambert de Rotchild est grièvement blessé ainsi que le payeur Pousset.

    Hier j'ai vu descendre en flammes en moins d'un quart d'heure, quatre

    ballons captifs boches.


    3 juin 1918.Nuit mauvaise.Eveillé plusieurs fois par le tir des pièces sur

    rail, à proximité du cantonnement Cardoen.


    4 juin 1918.La maladie qui a sevi a disparu.Maux de tête,maux de rein, fièvre

    Nulle envie de manger.Aux tranchées par light railway.L'abri que j'y oc-

    cupe a l'air solide, mais il n'y a pas d'air.Pas de lumière.Je n'ai que des

    bougies.Je circule beaucoup.La nuit tout le monde veille.Le jour le soleil

    nous brûle.De l'ombre nulle part.Le seul refuge l'abri.J'ai horreur d'y

    devoir descendre.


    5 juin 1918.Fait rond habituelle,il faut deux heures pour voir tous les pos-

    tes.


    6 juin 1918.Hier fait la ronde avec le commandant Fritz, qui nous relève.Vers

    11 Hs je quitte la tranchée. 5 eme compagnie, premier sergent major Dewilde

    bras enlevé, blessure au ventre. Sergent Stass, tué par obus.A 14 Hs je me

    rends à Saint  S ixte, où a lieu le concours des sections de mitrailleuses.

    Le général Detail y assistait.Jury:Major Maton, commandant Desmedt, Command.

    Slagmolen, Capitaines Dewasch et Gilbert.A 19 Hs 1/4 Retour.


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    Westfront vertrooken depot st Bernard Hemiksem

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  • Story location Westfront vertrooken depot st Bernard Hemiksem
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ID
5943 / 67915
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Coppens Mieke
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


May 30, 1918 – June 6, 1918
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