FRBNFM-141 Jules Lutz et le frère de sa belle-fille, Roger-Frédéric Marchal, item 19

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- 23 -

Août 1914.

Mes bien chers,

Je souhaite que la main qui trouvera cette
lettre la remette à ses destinataires.
Vous saurez par là même que votre Rol
est mort en pensant à vous.
Le faible rempart n’a pas suffi à protéger
notre pays des affreuses conséquences de la
guerre.
On n’est maître de sa destinée qu’autant
que Dieu le veut.
Pauvre France, pauvres parents ! Malgré
tout, l‘oiseau qui perd sa couvée chante
encore ; il chante à l’aurore d’une ère de justice

et de liberté, de simplicité et d’amour.
A ma sœur, je demande de rester simple
et bonne ; que son cœur soit la source pure
et douce où ses pauvres vieux viendront
calmer la brûlure ardente de leur désespoir.
Il est l'heure de regarder en soi-même pour
dormir en paix.
Je vous remercie de m’avoir élevé avec
tout le luxe d'un petit roi, d’avoir donné à

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Août 1914.

Mes bien chers,

Je souhaite que la main qui trouvera cette
lettre la remette à ses destinataires.
Vous saurez par là même que votre Rol
est mort en pensant à vous.
Le faible rempart n’a pas suffi à protéger
notre pays des affreuses conséquences de la
guerre.
On n’est maître de sa destinée qu’autant
que Dieu le veut.
Pauvre France, pauvres parents ! Malgré
tout, l‘oiseau qui perd sa couvée chante
encore ; il chante à l’aurore d’une ère de justice

et de liberté, de simplicité et d’amour.
A ma sœur, je demande de rester simple
et bonne ; que son cœur soit la source pure
et douce où ses pauvres vieux viendront
calmer la brûlure ardente de leur désespoir.
Il est l'heure de regarder en soi-même pour
dormir en paix.
Je vous remercie de m’avoir élevé avec
tout le luxe d'un petit roi, d’avoir donné à


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  • January 25, 2017 19:50:35 David Gadiou (FR)

    - 23 -

    Août 1914.

    Mes bien chers,

    Je souhaite que la main qui trouvera cette
    lettre la remette à ses destinataires.
    Vous saurez par là même que votre Rol
    est mort en pensant à vous.
    Le faible rempart n’a pas suffi à protéger
    notre pays des affreuses conséquences de la
    guerre.
    On n’est maître de sa destinée qu’autant
    que Dieu le veut.
    Pauvre France, pauvres parents ! Malgré
    tout, l‘oiseau qui perd sa couvée chante
    encore ; il chante à l’aurore d’une ère de justice

    et de liberté, de simplicité et d’amour.
    A ma sœur, je demande de rester simple
    et bonne ; que son cœur soit la source pure
    et douce où ses pauvres vieux viendront
    calmer la brûlure ardente de leur désespoir.
    Il est l'heure de regarder en soi-même pour
    dormir en paix.
    Je vous remercie de m’avoir élevé avec
    tout le luxe d'un petit roi, d’avoir donné à

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    ID
    8982 / 242757
    Source
    http://europeana1914-1918.eu/...
    Contributor
    Famille Lutz
    License
    http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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