Souvenirs du front de 1914 - 1918 Robert Le Peltier , item 23

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[en travers des deux pages]


Un vieil air de Valse.


[page de gauche]


La nuit apparaissait, enveloppant les ruines.

Les Poilus lentement regaganaient leurs cagnes.

Lorsqu'un vieil air de valse entrainante et caline

Au seuil de leur abri, soudain les arrêta.


Un vieux violon chantait....

           et ses notes vibrantes

Que l'archet un peu las faisait parfois gémir,

Avait fait oublier les souffrances présentes.

Aussi chaun songeur vivait de souvenirs.


     "Chantez violons, valse ma belle

      Je revois tes cheveux bouclés

     L'éclat brillant de tes prunelles,

     Tes blanches dents tes reins cambrés.


     Ta taille était fragile et fine,

     Dans un tourbillon affolé.


[page de droite]


     Etourdis, grisés, ma Divine !..

     comme ils étaient doux nos baisers.


     Chantez violons, vale m'Amie

     Ecoute ce refrain d'Amour

     Mon bras t'enlace ma chérie.

     Chantez violons, valsons toujours.


Et le violon chantait....... faisant vibrer les âmes.

Les Poilus recueills ne disaient plus un mot.

Mais l'archet aprésent, adouccissant la gamme

Ses plaintes en cos cours, étouffaient des sanglots.


La nuit avait posé son voile sur les ruines

Et chacun tristement regagnant sa cagne

Fit un rêve charmant;.. sans doute on le devine

La valse de jadis doucement les berça.


Robert

17-9-18

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[en travers des deux pages]


Un vieil air de Valse.


[page de gauche]


La nuit apparaissait, enveloppant les ruines.

Les Poilus lentement regaganaient leurs cagnes.

Lorsqu'un vieil air de valse entrainante et caline

Au seuil de leur abri, soudain les arrêta.


Un vieux violon chantait....

           et ses notes vibrantes

Que l'archet un peu las faisait parfois gémir,

Avait fait oublier les souffrances présentes.

Aussi chaun songeur vivait de souvenirs.


     "Chantez violons, valse ma belle

      Je revois tes cheveux bouclés

     L'éclat brillant de tes prunelles,

     Tes blanches dents tes reins cambrés.


     Ta taille était fragile et fine,

     Dans un tourbillon affolé.


[page de droite]


     Etourdis, grisés, ma Divine !..

     comme ils étaient doux nos baisers.


     Chantez violons, vale m'Amie

     Ecoute ce refrain d'Amour

     Mon bras t'enlace ma chérie.

     Chantez violons, valsons toujours.


Et le violon chantait....... faisant vibrer les âmes.

Les Poilus recueills ne disaient plus un mot.

Mais l'archet aprésent, adouccissant la gamme

Ses plaintes en cos cours, étouffaient des sanglots.


La nuit avait posé son voile sur les ruines

Et chacun tristement regagnant sa cagne

Fit un rêve charmant;.. sans doute on le devine

La valse de jadis doucement les berça.


Robert

17-9-18


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  • March 15, 2017 13:28:14 Mireille LABORIE

    [en travers des deux pages]


    Un vieil air de Valse.


    [page de gauche]


    La nuit apparaissait, enveloppant les ruines.

    Les Poilus lentement regaganaient leurs cagnes.

    Lorsqu'un vieil air de valse entrainante et caline

    Au seuil de leur abri, soudain les arrêta.


    Un vieux violon chantait....

               et ses notes vibrantes

    Que l'archet un peu las faisait parfois gémir,

    Avait fait oublier les souffrances présentes.

    Aussi chaun songeur vivait de souvenirs.


         "Chantez violons, valse ma belle

          Je revois tes cheveux bouclés

         L'éclat brillant de tes prunelles,

         Tes blanches dents tes reins cambrés.


         Ta taille était fragile et fine,

         Dans un tourbillon affolé.


    [page de droite]


         Etourdis, grisés, ma Divine !..

         comme ils étaient doux nos baisers.


         Chantez violons, vale m'Amie

         Ecoute ce refrain d'Amour

         Mon bras t'enlace ma chérie.

         Chantez violons, valsons toujours.


    Et le violon chantait....... faisant vibrer les âmes.

    Les Poilus recueills ne disaient plus un mot.

    Mais l'archet aprésent, adouccissant la gamme

    Ses plaintes en cos cours, étouffaient des sanglots.


    La nuit avait posé son voile sur les ruines

    Et chacun tristement regagnant sa cagne

    Fit un rêve charmant;.. sans doute on le devine

    La valse de jadis doucement les berça.


    Robert

    17-9-18

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    ID
    7292 / 77208
    Source
    http://europeana1914-1918.eu/...
    Contributor
    greffier
    License
    http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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