Souvenirs du front de 1914 - 1918 Robert Le Peltier , item 20
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[feuillet 1]
Les Berges de la foufarde.
Il fait bien froid dans les tranchées
L'eau recouvre le godillot.
La boue argileuse et glacée
Penêtre jusque sur la peau.
Mais la boufarde est allumée.
Et le poilu un peu songeur
Lorsque s'envole la fumée
Semble revoir les jours meilleurs.
La flambée douce l'être pétille
Le feu caresse les joues.
Aussitôt son regard scintille
Voici le passé qui renait.
Mais la vision trop tot s'achève.
Le vent violent souffle à nouveau
Dans un frisson "Adieu le soir"
Ils fait pas chaud dans le boyau.
[feuillet 2]
Dans un coin ou le soir sombre
Il s'est chiqué ces copains
Oh pensif, il reste dans l'ombre,
La tête appuyée dans les mains.
Lorsque intervint sur sa couche
Il s'est étendu sans un mot.
La pipe est tombée de la bouche.
Dans un songe revient bientot :
- Le grand lit blanc, la toile fine,
L'oreiller. Et tout contre soi
L'amante amoureuse et caline
Que l'on étreint avec émoi.
De désirs son être frissonne
Le doux souvenir du baiser !.
Mais soudain le canon raisonne
Et le rêve s'est éfacé.
[feuillet 3]
Debout poilu ! Prends ta gamelle
Voiçi la soupe et le pinard
Le courrier du Pays, les nouvelles !
Oh! surtout n'oublies pas ton quart.
Demain dis l'autre "Mort aux Boches"
Brimards et bleux s'en vont trinquer,
L'alcool échauffe la caboche.
Mais le cafard "Au bout des prés"
Pourtant qu'es-tu, dis-mois pépère?..
J'aperçois dans tes yeux briller
De la tristèsse, puis la colère.
C'est la misère en ton foyer.
Pendant qu'il existe des lâches
Aux poches pleines de millions.
Maintenant tu fais ta tache
Ton devoir ! Pour quelques billons.
[feuillet 4]
Allons poilu, prends ta boufarde,
Compagne qui sait consoler
Des tristes instants où ça barde.
Dans ton cerveau tout chamboulé
Poursuis cette fumée légère.
En ses jolis tourbillons bleus
Les douleurs seront moins amères.
Lorsque tu rouvriras les yeux.
Bien peu jaloux d'une médaille
Qu'injustement l'on a parfois,
Tu sais que seule la mitraille
A des héros donne sa croix.
Le monde connait ta grandeur
Et tu leur a prouvé aux Boches,
Que le Français n'a jamais peur.
Bob
25-10-17
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[feuillet 1]
Les Berges de la foufarde.
Il fait bien froid dans les tranchées
L'eau recouvre le godillot.
La boue argileuse et glacée
Penêtre jusque sur la peau.
Mais la boufarde est allumée.
Et le poilu un peu songeur
Lorsque s'envole la fumée
Semble revoir les jours meilleurs.
La flambée douce l'être pétille
Le feu caresse les joues.
Aussitôt son regard scintille
Voici le passé qui renait.
Mais la vision trop tot s'achève.
Le vent violent souffle à nouveau
Dans un frisson "Adieu le soir"
Ils fait pas chaud dans le boyau.
[feuillet 2]
Dans un coin ou le soir sombre
Il s'est chiqué ces copains
Oh pensif, il reste dans l'ombre,
La tête appuyée dans les mains.
Lorsque intervint sur sa couche
Il s'est étendu sans un mot.
La pipe est tombée de la bouche.
Dans un songe revient bientot :
- Le grand lit blanc, la toile fine,
L'oreiller. Et tout contre soi
L'amante amoureuse et caline
Que l'on étreint avec émoi.
De désirs son être frissonne
Le doux souvenir du baiser !.
Mais soudain le canon raisonne
Et le rêve s'est éfacé.
[feuillet 3]
Debout poilu ! Prends ta gamelle
Voiçi la soupe et le pinard
Le courrier du Pays, les nouvelles !
Oh! surtout n'oublies pas ton quart.
Demain dis l'autre "Mort aux Boches"
Brimards et bleux s'en vont trinquer,
L'alcool échauffe la caboche.
Mais le cafard "Au bout des prés"
Pourtant qu'es-tu, dis-mois pépère?..
J'aperçois dans tes yeux briller
De la tristèsse, puis la colère.
C'est la misère en ton foyer.
Pendant qu'il existe des lâches
Aux poches pleines de millions.
Maintenant tu fais ta tache
Ton devoir ! Pour quelques billons.
[feuillet 4]
Allons poilu, prends ta boufarde,
Compagne qui sait consoler
Des tristes instants où ça barde.
Dans ton cerveau tout chamboulé
Poursuis cette fumée légère.
En ses jolis tourbillons bleus
Les douleurs seront moins amères.
Lorsque tu rouvriras les yeux.
Bien peu jaloux d'une ...
Qu'in...tement l'on a parfois,
Tus sais que seule la mitraille
A des héros donne sa croix.
Le monde connait ta grandeur
Et tu leur a prouvé aux Boches,
Que le Français n'a jamais peur.
Bob
25-10-17
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[feuillet 1]
Les Berges de la foufarde.
Il fait bien froid dans les tranchées
L'eau recouvre le godillot.
La boue argileuse et glacée
Penêtre jusque sur la peau.
Mais la boufarde est allumée.
Et le poilu un peu songeur
Lorsque s'envole la fumée
Semble revoir les jours meilleurs.
La flambée douce l'être pétille
Le feu caresse les joues.
Aussitôt son regard scintille
Voici le passé qui renait.
Mais la vision trop tot s'achève.
Le vent violent souffle à nouveau
Dans un frisson "Adieu le soir"
Ils fait pas chaud dans le boyau.
[feuillet 2]
Dans un coin ou le soir sombre
Il s'est chiqué ces copains
Oh pensif, il reste dans l'ombre,
La tête appuyée dans les mains.
Lorsque intervint sur sa couche
Il s'est étendu sans un mot.
La pipe est tombée de la bouche.
Dans un songe revient bientot :
- Le grand lit blanc, la toile fine,
L'oreiller. Et tout contre soi
L'amante amoureuse et caline
Que l'on étreint avec émoi.
De désirs son être frissonne
Le doux souvenir du baiser !.
Mais soudain le canon raisonne
Et le rêve s'est éfacé.
[feuillet 3]
Allons poilu, prends ta boufarde,
Compagne qui sait consoler
Des tristes instants où ça barde.
Dans ton cerveau tout chamboulé
Poursuis cette fumée légère.
En ses jolis tourbillons bleus
Les douleurs seront moins amères.
Lorsque tu rouvriras les yeux.
Bien peu jaloux d'une ...
Qu'in...tement l'on a parfois,
Tus sais que seule la mitraille
A des héros donne sa croix.
Le monde connait ta grandeur
Et tu leur a prouvé aux Boches,
Que le Français n'a jamais peur.
Bob
25-10-17
[feuillet 4]
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[feuillet 1]
Les Berges de la foufarde.
Il fait bien froid dans les tranchées
L'eau recouvre le godillot.
La boue argileuse et glacée
Penêtre jusque sur la peau.
Mais la boufarde est allumée.
Et le poilu un peu songeur
Lorsque s'envole la fumée
Semble revoir les jours meilleurs.
La flambée douce l'être pétille
Le feu caresse les joues.
Aussitôt son regard scintille
Voici le passé qui renait.
Mais la vision trop tot s'achève.
Le vent violent souffle à nouveau
Dans un frisson "Adieu le soir"
Ils fait pas chaud dans le boyau.
[feuillet 2]
Dans un coin ou le soir sombre
Il s'est chiqué ces copains
Oh pensif, il reste dans l'ombre,
La tête appuyée dans les mains.
Lorsque intervint sur sa couche
Il s'est étendu sans un mot.
La pipe est tombée de la bouche.
Dans un songe revient bientot :
- Le grand lit blanc, la toile fine,
L'oreiller. Et tout contre soi
L'amante amoureuse et caline
Que l'on étreint avec émoi.
De désirs son être frissonne
Le doux souvenir du baiser !.
Mais soudain le canon raisonne
Et le rêve s'est éfacé.
[feuillet 3]
Allons poilu, prends ta boufarde,
Compagne qui sait consoler
Des tristes instants où ça barde.
Dans ton cerveau tout chamboulé
Poursuis cette fumée légère.
En ses jolis tourbillons bleus
Les douleurs seront moins amères.
Lorsque tu rouvriras les yeux.
Bien peu jalux d'une ...
Qu'in...tement l'on a parfois,
Tus sais que seule la mitraille
A des héros donne sa croix.
Le monde connait ta grandeur
Et tu leur a prouvé aux Boches,
Que le Français n'a jamais peur.
Bob
25-10-17
[feuillet 4]
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[feuillet 1]
Les Berges de la foufarde.
Il fait bien froid dans les tranchées
L'eau recouvre le godillot.
La boue argileuse et glacée
Penêtre jusque sur la peau.
Mais la boufarde est allumée.
Et le poilu un peu songeur
Lorsque s'envole la fumée
Semble revoir les jours meilleurs.
La flambée douce l'être pétille
Le feu caresse les joues.
Aussitôt son regard scintille
Voici le passé qui renait.
Mais la vision trop tot s'achève.
Le vent violent souffle à nouveau
Dans un frisson "Adieu le soir"
Ils fait pas chaud dans le boyau.
[feuillet 2]
Dans un coin ou le soir sombre
Il s'est chiqué ces copains
Oh pensif, il reste dans l'ombre,
La tête appuyée dans les mains.
Lorsque intervint sur sa couche
Il s'est étendu sans un mot.
La pipe est tombée de la bouche.
Dans un songe revient bientot :
- Le grand lit blanc, la toile fine,
L'oreiller. Et tout contre soi
L'amante amoureuse et caline
Que l'on étreint avec émoi.
De désirs son être frissonne
Le doux souvenir du baiser !.
Mais soudain le canon raisonne
Et le rêve s'est éfacé.
[feuillet 3]
[feuillet 4]
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- greffier
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