1 courrier (lettre I) – 3 mars 1917 – vouvoyer ou tutoyer ?
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chercher à lui faire obtenir et j'en serais très heureux
rien que pour la beauté du fait : çà ferait, le jour du
mariage, un joli couple dont la vue remonterait
le moral à beaucoup de gens.
Nous avons un nouveau Chef de bataillon titre temporaire, Commandant
Dauzier, nommé d'hier ou de demain, ancien Capitaine
du régiment (7 ans de grade et au moins autant de
services au 4ème tirailleurs). C'est par Madame Dauzier,
que j'ai rencontrée à Paris à mon retour de permission,
que j'ai appris son arrivée au bataillon. Grâce à cette
nomination le bataillon va rentrer dans la pure tradition
du 4ème tirailleurs que notre brave Commandant Nicolas
ignorait réellement avec trop de candeur : jusqu'à ne
pas se faire présenter ses officiers à son arrivée, à ne pas
se présenter lui-même et à dire « vous » aux tirailleurs
indigènes qui lui répondent « tu » (je ne cite que les
questions de pure forme, mais le reste était à l'avenant).
Et Behanzin ? Béhanzin a disparu le lendemain
de mon départ en permission. On l'avait tenu attaché, on
l'avait gavé, caressé, cajolé. Aussitôt détaché il a pris la
fuite. Peut-être me cherche-t-il dans les autres unités
de la division ; je ne désespère pas de le voir revenir un
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- 10410 / 101493
- Contributor
- Michel Jacquemin
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