FRBNFM-141 Jules Lutz et le frère de sa belle-fille, Roger-Frédéric Marchal, item 19
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Août 1914.
Mes bien chers,
Je souhaite que la main qui trouvera cette
lettre la remette à ses destinataires.
Vous saurez par là même que votre Rol
est mort en pensant à vous.
Le faible rempart n’a pas suffi à protéger
notre pays des affreuses conséquences de la
guerre.
On n’est maître de sa destinée qu’autant
que Dieu le veut.
Pauvre France, pauvres parents ! Malgré
tout, l‘oiseau qui perd sa couvée chante
encore ; il chante à l’aurore d’une ère de justiceet de liberté, de simplicité et d’amour.
A ma sœur, je demande de rester simple
et bonne ; que son cœur soit la source pure
et douce où ses pauvres vieux viendront
calmer la brûlure ardente de leur désespoir.
Il est l'heure de regarder en soi-même pour
dormir en paix.
Je vous remercie de m’avoir élevé avec
tout le luxe d'un petit roi, d’avoir donné à
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- 8982 / 242757
- Contributor
- Famille Lutz
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