FRBMTO-014 Georges PIGANIOL, officier d'administration général de santé, item 61
Transcription
Transcription history
-
sans d'ailleurs savoir au juste où était
la ferme où nous devions loger; je la
trouve enfin après tâtonnements assez
ennuyeux, vers 3 heures du matin; à droite
et à gauche, je réveille du monde, personne
ne se plaint.
L'ambulance arrive enfin; Je vais
me coucher dans la paille avec les infir-
miers - je suis de ceux qui ne craignent pas
d'attraper des poux et pour cause aussi la paille laissé
par nos prédecesseurs du 15° corps ne me
fait pas peur.
A 8 heures, on vient me dire qu'on
m'a trouvé une chambre dans le village
de Vauciennes, à 300 mètres - j'y cours
me coucher, et c'est ainsi que je me trouve
chez des braves vignerons - tout le monde
est vignerons ici, car ce n'est plus la cham-
pagne
, c'est la belle Champagnedes bons crûs. Gouaux et Delmas n'ont
pas trouvé à se loger et couchent dans
leurs lits d'ambulance. Moi je serais
bien, sans quelques silhouettes d'araignées
sur les murs.
Page droite
Et je vis ici dans un double
espoir: chasser - aller à Troyes - et avec
une crainte: aller dans l'infanterie.
Vauciennes, 4 décembre 1915
J'ai dit : chasser. Il y a ici des quantites folles
de gibier, et malheureusement, des quantités
raisonnables de gendarmes. Néanmoins, j'ai
résolu de tuer un lièvre ou un faisan, sans
quoi je serais déshonoré à mes yeux.
Et dès avant hier je me suis procuré
un fusil qu'un brave paysan m'a prêté
sans difficulté aucune, et avec 6 cartou-
ches, me voilà parti dans les bois. J'ai
bien vu quelques faisans, mais de loins.
Hier matin, je manque un lièvre, hier
soir, je manque un faisan, après avoir vu
des centaines de canards, un renard et
un chevreuil - ce matin, je tire par terre dans
un tas de perdreaux, aucun en reste. Et voilà
mes cartouches qui s'épuisent sans que
mon garde manger se remplisse. Cruelle
désillusion. Enfin je vais tâacher demain de
-
sans d'ailleurs savoir au juste où était
la ferme où nous devions loger; je la
trouve enfin après tâtonnements assez
ennuyeux, vers 3 heures du matin; à droite
et à gauche, je réveille du monde, personne
ne se plaint.
L'ambulance arrive enfin; Je vais
me coucher dans la paille avec les infir-
miers - je suis de ceux qui ne craignent pas
d'attraper des poux et pour cause aussi la paille laissé
par nos prédecesseurs du 15° corps ne me
fait pas peur.
A 8 heures, on vient me dire qu'on
m'a trouvé une chambre dans le village
de Vauciennes, à 300 mètres - j'y cours
me coucher, et c'est ainsi que je me trouve
chez des braves vignerons - tout le monde
est vignerons ici, car ce n'est plus la cham-
pagne
, c'est la belle Champagnedes bons crûs. Gouaux et Delmas n'ont
pas trouvé à se loger et couchent dans
leurs lits d'ambulance. Moi je serais
bien, sans quelques silhouettes d'araignées
sur les murs.
Page droite
Et je vis ici dans un double
espoir: chasser - aller à Troyes - et avec
une crainte: aller dans l'infanterie.
Vauciennes, 4 décembre 1915
J'ai dit : chasser. Il y a ici des quantites folles
de gibier, et malheureusement, des quantités
raisonnables de gendarmes. Néanmoins, j'ai
résolu de tuer un lièvre ou un faisan, sans
quoi je serais déshonoré à mes yeux.
Et dès avant hier je me suis procuré
un fusil qu'un brave paysan m'a preté
sans difficulté aucune, et avec 6 cartou-
ches, me voilà parti dans les bois. J'ai
bien vu quelques faisans, mais de loins.
Hier matin, je manque un lièvre, hier
soir, je manque un faisn, après avoir vu
des centaines de canard, un renard et
un vhevreuil - ce matin, je tire par terre dans
un tas de perdreaux, aucun en reste. Et voilà
mes cartouches qui s'épuisrnt sans que
mon garde manger se remplisse. Cruelle
désillusion. Enfin je vais tacher demain de
-
sans d'ailleurs savoir au juste où était
la ferme où nous devions loger; je la
trouve enfin après tâtonnements assez
ennuyeux, vers 3 heures du matin; à droite
et à gauche, je réveille du monde, personne
ne se plaint.
L'ambulance arrive enfin; Je vais
me coucher dans la paille avec les infir-
miers - je suis de ceux qui ne craignent pas
d'attraper des poux et pour cause aussi la paille laissé
par nos prédecesseurs du 15° corps ne me
fait pas peur.
A 8 heures, on vient me dire qu'on
m'a trouvé une chambre dans le village
de Vauciennes, à 300 mètres - j'y cours
me coucher, et c'est ainsi que je me trouve
chez des braves vignerons - tout le monde
est vignerons ici, car ce n'est plus la cham-
pagne
, c'est la belle Champagnedes bons crûs. Gouaux et Delmas n'ont
pas trouvé à se loger et couchent dans
leurs lits d'ambulance. Moi je serais
bien, sans quelques silhouettes d'araignées
sur les murs.
Page droite
Et je vis ici dans un double
espoir: chasser - aller à Troyes - et avec
une crainte: aller dans l'infanterie.
Vauciennes, 4 décembre 1915
J'ai dit : chasser. Il y a ici des quantites folles
de gibier, et malheureusement, des quantités
raisonnables de gendarmes. Néanmoins, j'ai
résolu de tuer un lièvre ou un faisan, sans
quoi je serais déshonoré à mes yeux.
-
sans d'ailleurs savoir au juste où était
la ferme où nous devions loger; je la
trouve enfin après tâtonnements assez
ennuyeux, vers 3 heures du matin; à droite
et à gauche, je réveille du monde, personne
ne se plaint.
L'ambulance arrive enfin; Je vais
me coucher dans la paille avec les infir-
miers - je suis de ceux qui ne craignent pas
d'attraper des poux et pour cause aussi la paille laissé
par nos prédecesseurs du 15° corps ne me
fait pas peur.
A 8 heures, on vient me dire qu'on
m'a trouvé une chambre dans le village
de Vauciennes, à 300 mètres - j'y cours
me coucher, et c'est ainsi que je me trouve
chez des braves vignerons - tout le monde
est vignerons ici, car ce n'est plus la cham-
pagne
, c'est la belle Champagnedes bons crûs. Gouaux et Delmas n'ont
pas trouvé à se loger et couchent dans
leurs lits d'ambulance. Moi je serais
bien, sans quelques silhouettes d'araignées
sur les murs.
-
sans d'ailleurs savoir au juste où était
la ferme où nous devions loger; je la
trouve enfin après tâtonnements assez
ennuyeux, vers 3 heures du matin; à droite
et à gauche, je réveille du monde, personne
ne se plaint.
L'ambulance arrive enfin; Je vais
me coucher dans la paille avec les infir-
miers - je suis de ceux qui ne craignent pas
d'attraper des poux et pour cause aussi la paille laissé
par nos prédecesseurs du 15° corps ne me
fait pas peur.
A 8 heures, on vient me dire qu'on
m'a trouvé une chambre dans le village
de Vauciennes, à 300 mètres - j'y cours
me coucher, et c'est ainsi que je me trouve
chez des braves vignerons - tout le monde
est vignerons ici, car ce n'est plus la cham-
pagne
, c'ets la belle Champagnedes bons crus.
-
sans d'ailleurs savoir au juste où était
la ferme où nous devions loger; je la
trouve enfin après tatonnements assez
ennuyeux, vers 3 heures du matin; à droite
et à gauche, je réveille du monde, personne
ne se plaint.
L'ambulance arruve enfin; Je vais
me coucher dans la paille avec les infir-
miers - je suis de ceuz qui ne craignent pas
d'attraper des poux et pour cause aussi la paille laissé
par nos prédecesseurs du 15° corps ne me
fait pas peur.
Description
Save description- 50.1556532858612||2.3328292539063114||||1
Doullens
Location(s)
Story location Doullens
- ID
- 8341 / 249619
- Contributor
- Gérard dit Richard BOHAN
Login to edit the languages
Login to edit the fronts
- Western Front
Login to add keywords
- Medical
- Remembrance











































































































































Login to leave a note