FRBDIC-46 Carnets d'artilleur de Paul Bouchon, item 7

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10

12 mars

On m'annonce que nous partons demain. Je

vais toucher a terre de nombreux vivres. 

J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

Je suis bien fatigué. Je suis retourné

auprès du médecin qui ne me dit

pas grand chose. Il m'examine et puis

c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

sur le quai quelques dames françaises qui 

me demandent de leur appeler quelques

hommes pour leur distribuer quelques

douceurs avant le départ. Il y a encore

de braves gens par ici. Les Arabes

sont très sales mais polis, ils ne causent 

d'ailleurs qu'un  ...aharabin incompréhensible

Le beau temps est revenu, il fait chaud. 

Voici déja huit jours que nous sommes

sur le bateau. Je me couche ereinté. 

13 mars. 

J'ai un peu dormi mais je saigne 

toujours du nez a chaque instant. Je 

me sens un peu mieux. Je vais a la visite. 

le médecin me trouve toujours pâle. Il me fait

dehabiller et m'ausculte. il ne trouve rien. 

Il me dit qu'il espère que cela ira mieux

bientôt. je le crois aussi. Nous quittons le

quai et l'arsenal de  ...Sidi . Abdellah. Les

marins des navires de guerre sont au garde

a vous au moment ou nous partons et

poussent 3 hurrah, les comts saluent. Nous 

sommes émus. Nous nous arrêtons au milieu 

du lac et nous repartons a midi

pour tout de bon. Plusieurs navires sont

dejà partis. Nous restons 7 ou 6 ensemble. 

Nous nous engageons dans le goulet

et nous passons missingBizerte. La 

population est massée sur les quais et 


nous acclame. Je suis très ému. Un peloton 

de chasseurs d'Afrique a cheval nous

presente les armes et sonne les trompettes

sonnent la marche. Nous dépassons les

dernières jetées et nous sommes en pleine

mer. Ou allons-nous ? Quand reviendrons -

nous ? A la  ...gloire de Dieu qui peut tout

mais nous ferons notre devoir, tout notre

devoir. Je vais beaucoup mieux. J'espère

que celamissing. Il fait beau, la mer est 

calme. Le moral  ...vaut mieux. Nous voyons

défiler a notre droite les côtes de missing

Vers le soir elles ont disparu. Une ile très

élevée, une sorte d'immense rocher est

très longtemps visible. Je mange bien au 

repas du soir. Nous fumons une pipe

sur le pont après diner, la brise est

fraiche. On respire l'air pur de la mer

et l'on va se coucher. J'ouvre le hublot

et je pense, je rêve sur les flots, je vois

la petite maison de Ste-Savine, qu'elle 

est loin, loin, loin. J'apercois au loin les

lumières des navires qui nous précèdent 

ou nous suivent et puis je m'endors. 

14 mars.

J'ai encore eu une nuit assez agitée mais

j'ai un peu dormi. Cela va décidément 

beaucoup mieux. C'est aujourd'hui Dimanche. 

Je monte sur le pont dès le matin. La

mer est bleue, bleue. On voit au loin 

les côtes de la Sicile sur notre gauche. 

Il paraît que nous arriverons a Malte

cet après-midi. La journée se passe

calme. Nous ne nous sommes pas 

arrêtés a Malte, nous en missingsommes passé

assez loin. Je reviens sur notre départ

de Bizerte, ce qui m'a le plus emu.

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10

12 mars

On m'annonce que nous partons demain. Je

vais toucher a terre de nombreux vivres. 

J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

Je suis bien fatigué. Je suis retourné

auprès du médecin qui ne me dit

pas grand chose. Il m'examine et puis

c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

sur le quai quelques dames françaises qui 

me demandent de leur appeler quelques

hommes pour leur distribuer quelques

douceurs avant le départ. Il y a encore

de braves gens par ici. Les Arabes

sont très sales mais polis, ils ne causent 

d'ailleurs qu'un  ...aharabin incompréhensible

Le beau temps est revenu, il fait chaud. 

Voici déja huit jours que nous sommes

sur le bateau. Je me couche ereinté. 

13 mars. 

J'ai un peu dormi mais je saigne 

toujours du nez a chaque instant. Je 

me sens un peu mieux. Je vais a la visite. 

le médecin me trouve toujours pâle. Il me fait

dehabiller et m'ausculte. il ne trouve rien. 

Il me dit qu'il espère que cela ira mieux

bientôt. je le crois aussi. Nous quittons le

quai et l'arsenal de  ...Sidi . Abdellah. Les

marins des navires de guerre sont au garde

a vous au moment ou nous partons et

poussent 3 hurrah, les comts saluent. Nous 

sommes émus. Nous nous arrêtons au milieu 

du lac et nous repartons a midi

pour tout de bon. Plusieurs navires sont

dejà partis. Nous restons 7 ou 6 ensemble. 

Nous nous engageons dans le goulet

et nous passons missingBizerte. La 

population est massée sur les quais et 


nous acclame. Je suis très ému. Un peloton 

de chasseurs d'Afrique a cheval nous

presente les armes et sonne les trompettes

sonnent la marche. Nous dépassons les

dernières jetées et nous sommes en pleine

mer. Ou allons-nous ? Quand reviendrons -

nous ? A la  ...gloire de Dieu qui peut tout

mais nous ferons notre devoir, tout notre

devoir. Je vais beaucoup mieux. J'espère

que celamissing. Il fait beau, la mer est 

calme. Le moral  ...vaut mieux. Nous voyons

défiler a notre droite les côtes de missing

Vers le soir elles ont disparu. Une ile très

élevée, une sorte d'immense rocher est

très longtemps visible. Je mange bien au 

repas du soir. Nous fumons une pipe

sur le pont après diner, la brise est

fraiche. On respire l'air pur de la mer

et l'on va se coucher. J'ouvre le hublot

et je pense, je rêve sur les flots, je vois

la petite maison de Ste-Savine, qu'elle 

est loin, loin, loin. J'apercois au loin les

lumières des navires qui nous précèdent 

ou nous suivent et puis je m'endors. 

14 mars.

J'ai encore eu une nuit assez agitée mais

j'ai un peu dormi. Cela va décidément 

beaucoup mieux. C'est aujourd'hui Dimanche. 

Je monte sur le pont dès le matin. La

mer est bleue, bleue. On voit au loin 

les côtes de la Sicile sur notre gauche. 

Il paraît que nous arriverons a Malte

cet après-midi. La journée se passe

calme. Nous ne nous sommes pas 

arrêtés a Malte, nous en missingsommes passé

assez loin. Je reviens sur notre départ

de Bizerte, ce qui m'a le plus emu.


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  • May 23, 2017 20:05:00 Florence-Esther BLOYET

    10

    12 mars

    On m'annonce que nous partons demain. Je

    vais toucher a terre de nombreux vivres. 

    J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

    Je suis bien fatigué. Je suis retourné

    auprès du médecin qui ne me dit

    pas grand chose. Il m'examine et puis

    c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

    sur le quai quelques dames françaises qui 

    me demandent de leur appeler quelques

    hommes pour leur distribuer quelques

    douceurs avant le départ. Il y a encore

    de braves gens par ici. Les Arabes

    sont très sales mais polis, ils ne causent 

    d'ailleurs qu'un  ...aharabin incompréhensible

    Le beau temps est revenu, il fait chaud. 

    Voici déja huit jours que nous sommes

    sur le bateau. Je me couche ereinté. 

    13 mars. 

    J'ai un peu dormi mais je saigne 

    toujours du nez a chaque instant. Je 

    me sens un peu mieux. Je vais a la visite. 

    le médecin me trouve toujours pâle. Il me fait

    dehabiller et m'ausculte. il ne trouve rien. 

    Il me dit qu'il espère que cela ira mieux

    bientôt. je le crois aussi. Nous quittons le

    quai et l'arsenal de  ...Sidi . Abdellah. Les

    marins des navires de guerre sont au garde

    a vous au moment ou nous partons et

    poussent 3 hurrah, les comts saluent. Nous 

    sommes émus. Nous nous arrêtons au milieu 

    du lac et nous repartons a midi

    pour tout de bon. Plusieurs navires sont

    dejà partis. Nous restons 7 ou 6 ensemble. 

    Nous nous engageons dans le goulet

    et nous passons missingBizerte. La 

    population est massée sur les quais et 


    nous acclame. Je suis très ému. Un peloton 

    de chasseurs d'Afrique a cheval nous

    presente les armes et sonne les trompettes

    sonnent la marche. Nous dépassons les

    dernières jetées et nous sommes en pleine

    mer. Ou allons-nous ? Quand reviendrons -

    nous ? A la  ...gloire de Dieu qui peut tout

    mais nous ferons notre devoir, tout notre

    devoir. Je vais beaucoup mieux. J'espère

    que celamissing. Il fait beau, la mer est 

    calme. Le moral  ...vaut mieux. Nous voyons

    défiler a notre droite les côtes de missing

    Vers le soir elles ont disparu. Une ile très

    élevée, une sorte d'immense rocher est

    très longtemps visible. Je mange bien au 

    repas du soir. Nous fumons une pipe

    sur le pont après diner, la brise est

    fraiche. On respire l'air pur de la mer

    et l'on va se coucher. J'ouvre le hublot

    et je pense, je rêve sur les flots, je vois

    la petite maison de Ste-Savine, qu'elle 

    est loin, loin, loin. J'apercois au loin les

    lumières des navires qui nous précèdent 

    ou nous suivent et puis je m'endors. 

    14 mars.

    J'ai encore eu une nuit assez agitée mais

    j'ai un peu dormi. Cela va décidément 

    beaucoup mieux. C'est aujourd'hui Dimanche. 

    Je monte sur le pont dès le matin. La

    mer est bleue, bleue. On voit au loin 

    les côtes de la Sicile sur notre gauche. 

    Il paraît que nous arriverons a Malte

    cet après-midi. La journée se passe

    calme. Nous ne nous sommes pas 

    arrêtés a Malte, nous en missingsommes passé

    assez loin. Je reviens sur notre départ

    de Bizerte, ce qui m'a le plus emu.


  • May 23, 2017 20:02:35 Florence-Esther BLOYET

    10

    12 mars

    On m'annonce que nous partons demain. Je

    vais toucher a terre de nombreux vivres. 

    J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

    Je suis bien fatigué. Je suis retourné

    auprès du médecin qui ne me dit

    pas grand chose. Il m'examine et puis

    c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

    sur le quai quelques dames françaises qui 

    me demandent de leur appeler quelques

    hommes pour leur distribuer quelques

    douceurs avant le départ. Il y a encore

    de braves gens par ici. Les Arabes

    sont très sales mais polis, ils ne causent 

    d'ailleurs qu'un  ...aharabin incompréhensible

    Le beau temps est revenu, il fait chaud. 

    Voici déja huit jours que nous sommes

    sur le bateau. Je me couche ereinté. 

    13 mars. 

    J'ai un peu dormi mais je saigne 

    toujours du nez a chaque instant. Je 

    me sens un peu mieux. Je vais a la visite. 

    le médecin me trouve toujours pâle. Il me fait

    dehabiller et m'ausculte. il ne trouve rien. 

    Il me dit qu'il espère que cela ira mieux

    bientôt. je le crois aussi. Nous quittons le

    quai et l'arsenal de  ...Sidi . Abdellah. Les

    marins des navires de guerre sont au garde

    a vous au moment ou nous partons et

    poussent 3 hurrah, les comts saluent. Nous 

    sommes émus. Nous nous arrêtons au milieu 

    du lac et nous repartons a midi

    pour tout de bon. Plusieurs navires sont

    dejà partis. Nous restons 7 ou 6 ensemble. 

    Nous nous engageons dans le goulet

    et nous passons missingBizerte. La 

    population est massée sur les quais et 


    nous acclame. Je suis très ému. Un peloton 

    de chasseurs d'Afrique a cheval nous

    presente les armes et sonne les trompettes

    sonnent la marche. Nous dépassons les

    dernières jetées et nous sommes en pleine

    mer. Ou allons-nous ? Quand reviendrons -

    nous ? A la  ...gloire de Dieu qui peut tout

    mais nous ferons notre devoir, tout notre

    devoir. Je vais beaucoup mieux. J'espère

    que celamissing. Il fait beau, la mer est 

    calme. Le moral  ...vaut mieux. Nous voyons

    défiler a notre droite les côtes de missing

    Vers le soir elles ont disparu. Une ile très

    élevée, une sorte d'immense rocher est

    très longtemps visible. Je mange bien au 

    repas du soir. Nous fumons une pipe

    sur le pont après diner, la brise est

    fraiche. On respire l'air pur de la mer

    et l'on va se coucher. J'ouvre le hublot

    et je pense, je rêve sur les flots, je vois

    la petite maison de Ste-Savine, qu'elle 

    est loin, loin, loin. J'apercois au loin les

    lumières des navires qui nous précèdent 

    ou nous suivent et puis je m'endors. 

    14 mars.



  • May 23, 2017 19:57:06 Florence-Esther BLOYET

    10

    12 mars

    On m'annonce que nous partons demain. Je

    vais toucher a terre de nombreux vivres. 

    J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

    Je suis bien fatigué. Je suis retourné

    auprès du médecin qui ne me dit

    pas grand chose. Il m'examine et puis

    c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

    sur le quai quelques dames françaises qui 

    me demandent de leur appeler quelques

    hommes pour leur distribuer quelques

    douceurs avant le départ. Il y a encore

    de braves gens par ici. Les Arabes

    sont très sales mais polis, ils ne causent 

    d'ailleurs qu'un  ...aharabin incompréhensible

    Le beau temps est revenu, il fait chaud. 

    Voici déja huit jours que nous sommes

    sur le bateau. Je me couche ereinté. 

    13 mars. 

    J'ai un peu dormi mais je saigne 

    toujours du nez a chaque instant. Je 

    me sens un peu mieux. Je vais a la visite. 

    le médecin me trouve toujours pâle. Il me fait

    dehabiller et m'ausculte. il ne trouve rien. 

    Il me dit qu'il espère que cela ira mieux

    bientôt. je le crois aussi. Nous quittons le

    quai et l'arsenal de  ...Sidi . Abdellah. Les

    marins des navires de guerre sont au garde

    a vous au moment ou nous partons et

    poussent 3 hurrah, les comts saluent. Nous 

    sommes émus. Nous nous arrêtons au milieu 

    du lac et nous repartons a midi

    pour tout de bon. Plusieurs navires sont

    dejà partis. Nous restons 7 ou 6 ensemble. 

    Nous nous engageons dans le goulet

    et nous passons missingBizerte. La 

    population est massée sur les quais et 




  • May 23, 2017 19:19:56 Florence-Esther BLOYET

    10

    12 mars

    On m'annonce que nous partons demain. Je

    vais toucher a terre de nombreux vivres. 

    J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

    Je suis bien fatigué. Je suis retourné

    auprès du médecin qui ne me dit

    pas grand chose. Il m'examine et puis

    c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

    sur le quai quelques dames françaises qui 

    me demandent de leur appeler quelques

    hommes pour leur distribuer quelques

    douceurs avant le départ. Il y a encore

    de braves gens 


  • May 23, 2017 19:18:53 Florence-Esther BLOYET

    10

    12 mars

    On m'annonce que nous partons demain. Je

    vais toucher a terre de nombreux vivres. 

    J y descend plus de 10 fois dans la journée. 

    Je suis bien fatigué. Je suis retourné

    auprès du médecin qui ne me dit

    pas grand chose. Il m'examine et puis

    c'est tout. Dans l'après-midi je rencontre

    sur le quais


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    Dardanelles

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Location(s)
  • Story location Dardanelles
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ID
9589 / 247569
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
M. Philippe BOUCHON
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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