Début du veuvage de Marthe Davroux-4

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ne tenait pas a rester à St Leu, au cimetière, et que

d'ailleurs il ne voulait pas que j'habite là-bàs, et

que même plus tard, bien plus tard, s'il devait voir

cette maison inoccupée qu'il la louerait à n'importe

qui, mais n'y habiterait pas ! et encore que s'il

devait mourir avant moi, que je l'emmène avec

moi seule, à Paris, et le plus près de moi, là ou je

serais toujours afin d'être plus prêt de moi dans la vie

et toujours avec moi réunie quand je n'y serais plus.

Et moi je promis. Ce fut la seule fois, l'an dernier

que nous parlâmes de cela, Jacques m'y fit allusion

la dernière fois qu'il vint en Février, mais ajouta

pour ne pas m'attrister qu'il était fort et solide

et fit des projets pour la fin de la guerre !

Donc il me reste maintenant a accomplir

sa pensée, je vais faire les démarches pour trouver

l'endroit où il repose, et le reprendre avec moi dès

que les circonstances vont le permettre. Je pren-

drais un terrain au cimetière du quartier où je

serais plus tard, et où j'irai le voir à chaque jour

de liberté. Je n'ai encore expliqué toutes ces choses

à MDavroux qui était aussi à l'angoisse de vous

attendre et je le lui dirai la prochaine fois.

Je termine, car le cœur et le courage me manque

pour vous donner d'autres détails que je vous dirais

de vive voix à votre retour dès que vous voudrez

bien me prévenir. Je vous embrasse tous trois

affectueusement. La pensée de Jacques ne me

quitte pas et je le sens toujours à mes côtés.

Marthe D

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ne tenait pas a rester à St Leu, au cimetière, et que

d'ailleurs il ne voulait pas que j'habite là-bàs, et

que même plus tard, bien plus tard, s'il devait voir

cette maison inoccupée qu'il la louerait à n'importe

qui, mais n'y habiterait pas ! et encore que s'il

devait mourir avant moi, que je l'emmène avec

moi seule, à Paris, et le plus près de moi, là ou je

serais toujours afin d'être plus prêt de moi dans la vie

et toujours avec moi réunie quand je n'y serais plus.

Et moi je promis. Ce fut la seule fois, l'an dernier

que nous parlâmes de cela, Jacques m'y fit allusion

la dernière fois qu'il vint en Février, mais ajouta

pour ne pas m'attrister qu'il était fort et solide

et fit des projets pour la fin de la guerre !

Donc il me reste maintenant a accomplir

sa pensée, je vais faire les démarches pour trouver

l'endroit où il repose, et le reprendre avec moi dès

que les circonstances vont le permettre. Je pren-

drais un terrain au cimetière du quartier où je

serais plus tard, et où j'irai le voir à chaque jour

de liberté. Je n'ai encore expliqué toutes ces choses

à MDavroux qui était aussi à l'angoisse de vous

attendre et je le lui dirai la prochaine fois.

Je termine, car le cœur et le courage me manque

pour vous donner d'autres détails que je vous dirais

de vive voix à votre retour dès que vous voudrez

bien me prévenir. Je vous embrasse tous trois

affectueusement. La pensée de Jacques ne me

quitte pas et je le sens toujours à mes côtés.

Marthe D


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  • August 21, 2017 22:01:45 Nicolas Bouchet

    ne tenait pas a rester à St Leu, au cimetière, et que

    d'ailleurs il ne voulait pas que j'habite là-bàs, et

    que même plus tard, bien plus tard, s'il devait voir

    cette maison inoccupée qu'il la louerait à n'importe

    qui, mais n'y habiterait pas ! et encore que s'il

    devait mourir avant moi, que je l'emmène avec

    moi seule, à Paris, et le plus près de moi, là ou je

    serais toujours afin d'être plus prêt de moi dans la vie

    et toujours avec moi réunie quand je n'y serais plus.

    Et moi je promis. Ce fut la seule fois, l'an dernier

    que nous parlâmes de cela, Jacques m'y fit allusion

    la dernière fois qu'il vint en Février, mais ajouta

    pour ne pas m'attrister qu'il était fort et solide

    et fit des projets pour la fin de la guerre !

    Donc il me reste maintenant a accomplir

    sa pensée, je vais faire les démarches pour trouver

    l'endroit où il repose, et le reprendre avec moi dès

    que les circonstances vont le permettre. Je pren-

    drais un terrain au cimetière du quartier où je

    serais plus tard, et où j'irai le voir à chaque jour

    de liberté. Je n'ai encore expliqué toutes ces choses

    à MDavroux qui était aussi à l'angoisse de vous

    attendre et je le lui dirai la prochaine fois.

    Je termine, car le cœur et le courage me manque

    pour vous donner d'autres détails que je vous dirais

    de vive voix à votre retour dès que vous voudrez

    bien me prévenir. Je vous embrasse tous trois

    affectueusement. La pensée de Jacques ne me

    quitte pas et je le sens toujours à mes côtés.

    Marthe D

  • August 21, 2017 21:55:32 Nicolas Bouchet

    ne tenait pas a rester à St Leu, au cimetière, et que

    d'ailleurs il ne voulait pas que j'habite là-bàs, et

    que même plus tard, bien plus tard, s'il devait voir

    cette maison inoccupée qu'il la louerait à n'importe

    qui, mais n'y habiterait pas ! et encore que s'il

    devait mourir avant moi, que je l'emmène avec

    moi seule, à Paris, et le plus près de moi, là ou je

    serais toujours afin d'être plus prêt de moi dans la vie

    et toujours avec moi réunie quand je n'y serais plus.

    Et moi je promis. Ce fut la seule fois, l'an dernier

    que nous parlâmes de cela, Jacques m'y fit allusion

    la dernière fois qu'il vint en Février, mais ajouta

    pour ne pas m'attrister qu'il était fort et solide

    et fit des projets pour la fin de la guerre !

    Donc il me reste maintenant a accomplir

    sa pensée, je vais faire les démarches pour trouver

    l'endroit où il repose, et le reprendre avec moi dès

    que les circonstances vont le permettre. Je pren-

    drais un terrain au cimetière du quartier où je

    serais plus tard, et où j'irai le voir à chaque jour

    de liberté. Je n'ai encore expliqué toutes ces choses

    à MDavroux qui était aussi à l'angoisse de vous

    attendre et je le lui dirai la prochaine fois.

    Je termine, car le coeur et le courage me manque

    pour vous donner d'autres détails que je vous dirais

    de vive voix à votre retour dès que vous voudrez

    bien me prévenir. Je vous embrasse tous trois

    affectueusement. La pensée de Jacques ne me

    quitte pas et je le sens toujours à mes côtés.

    Marthe D


  • August 21, 2017 21:50:19 Nicolas Bouchet

    ne tenait pas a rester à St Leu, au cimetière, et que

    d'ailleurs il ne voulait pas que j'habite là-bàs, et

    que même plus tard, bien plus tard, s'il devait voir

    cette maison inoccupée qu'il la louerait à n'importe

    qui, mais n'y habiterait pas ! et encore que s'il

    devait mourir avant moi, que je l'emmène avec

    moi seule, à Paris, et le plus près de moi, là ou je

    serais toujours afin d'être plus prêt de moi dans la vie

    et toujours avec moi réunie quand je n'y serais plus.

    Et moi je promis. Ce fut la seule fois, l'an dernier

    que nous parlâmes de cela, Jacques m'y fit allusion

    la dernière fois qu'il vint en Février, mais ajouta

    pour ne pas m'attrister qu'il était fort et solide

    et fit des projets pour la fin de la guerre !


Description

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  • 48.856614||2.3522219||

    Paris, France

  • -23.5511585||-46.58935359999998||

    Sao Paulo, Brésil

    ||1
Location(s)
  • Story location Sao Paulo, Brésil
  • Document location Paris, France
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ID
10448 / 102491
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
Davroux, Michelle, petite fille de J. et M. Darvroux
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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