FRBDIC-46 Carnets d'artilleur de Paul Bouchon, item 6

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Je Nous sommes toujours a la 

même place on commence a 

trouver le temps long. Le vent 

souffle moins fort. la mer est 

calme. Je me couche de bonne heure

sans avoir presque mangé. Il 

fait aussi froid ici qu'en Europe. 

9 mars

Décidément nous ne partons 

pas encore. Je ne vais pas mieux ce matin 

J'ai des frissons, je me demande si je dois 

aller voir le médecin. On nous amène 

sur un chaland du foin et de l'avoine

A midi nous nous mettons en marche 

et nous venons accoster a quai devant 

l'arsenal de Bizerte. Nous nous trouvons

tout a coté du Victor Hugo. On met

un poste pour empêcher les hommes de 

descendre a terre. Dans l'après-midi

le Comt me donne l'autorisation de 

sortir pour aller au service des  ...subsistances . Je descend a terre et c'est

ainsi que le 9 mars 1915 a 2 heures de 

l'après midi j'ai pris pied pour la 

première fois sur la terre d'Afrique. 

On nous donne les adresses que nous

devons donner a nos familles pour nous ecrire. 

C'est le general  d'Amorde  qui nous 

commande. Le  Corpo  expéditionnaire 

comprend deux brigades d'Infrie. 1 régt de 

chasseurs d'Afrique, 6 batteries de 75 et 

3 de 65 de montagne plus differents

détachements de differents services. 

Je me couche le soir sans avoir

mangé et avec une forte fièvre. Je crois

bien que si cela continue je manquerai 

de mouchoirs. Il parait que les Arabes

sont très sales comme je n'ai pas été 

9 loin sur terre je n'ai pas pu m'en rendre

compte de près. 

10 mars

Je me réveille avec un gros

mal de tête et toujours des frissons, je 

ne sais si vraiment cela ira mieux et je

commence a avoir l'estomac creux et cependant

je n'ai pas faim. Il pleut. On autorise les

hommes a sortir en colonne pour les 

promener un peu. Je ne veux pas sortir 

car je prendrais encore froid. Ce n'est 

vraiment pas la peine d'être en Afrique

pour qu'il fasse aussi froid que cela. 

Je viens d'ecrire une lettre a Jeannette et a 

 ...Renot . Il me semble que je suis avec eux

quand je leur ecrit et je crois leur parler 

mais missingcomme ils sont loin. je manque 

peu a midi. Il pleut toujours. Le Commandant

me fait appeler et me dit qu'il me propose

pour adjudant. Si vite de l'avancement 

sans peut être l'avoir merité ? Je n'ai gout 

a rien faire. Le moral ne se rehausse 

pas quand on est malade. je me couche 

le soir de bonne heure mais je ne dors

pas de la nuit. 

11 mars

Nous sommes toujours a quai. Journée

sans incident. Je me suis decidé a 

aller voir le médecin. Il me fait prendre

une purge comme a un simple bleu. 

Toute l'après-midi je vais a la selle. 

Je n'en dors pas mieux la nuit

suivante. je me rapellerai l'attitude 

de nos braves matelots du Victor Hugo. 

Il offrent paquets de tabacs et oranges

a nos hommes qui en sont heureux. 

Je ne puis toujours manger. 

--------------

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Je Nous sommes toujours a la 

même place on commence a 

trouver le temps long. Le vent 

souffle moins fort. la mer est 

calme. Je me couche de bonne heure

sans avoir presque mangé. Il 

fait aussi froid ici qu'en Europe. 

9 mars

Décidément nous ne partons 

pas encore. Je ne vais pas mieux ce matin 

J'ai des frissons, je me demande si je dois 

aller voir le médecin. On nous amène 

sur un chaland du foin et de l'avoine

A midi nous nous mettons en marche 

et nous venons accoster a quai devant 

l'arsenal de Bizerte. Nous nous trouvons

tout a coté du Victor Hugo. On met

un poste pour empêcher les hommes de 

descendre a terre. Dans l'après-midi

le Comt me donne l'autorisation de 

sortir pour aller au service des  ...subsistances . Je descend a terre et c'est

ainsi que le 9 mars 1915 a 2 heures de 

l'après midi j'ai pris pied pour la 

première fois sur la terre d'Afrique. 

On nous donne les adresses que nous

devons donner a nos familles pour nous ecrire. 

C'est le general  d'Amorde  qui nous 

commande. Le  Corpo  expéditionnaire 

comprend deux brigades d'Infrie. 1 régt de 

chasseurs d'Afrique, 6 batteries de 75 et 

3 de 65 de montagne plus differents

détachements de differents services. 

Je me couche le soir sans avoir

mangé et avec une forte fièvre. Je crois

bien que si cela continue je manquerai 

de mouchoirs. Il parait que les Arabes

sont très sales comme je n'ai pas été 

9 loin sur terre je n'ai pas pu m'en rendre

compte de près. 

10 mars

Je me réveille avec un gros

mal de tête et toujours des frissons, je 

ne sais si vraiment cela ira mieux et je

commence a avoir l'estomac creux et cependant

je n'ai pas faim. Il pleut. On autorise les

hommes a sortir en colonne pour les 

promener un peu. Je ne veux pas sortir 

car je prendrais encore froid. Ce n'est 

vraiment pas la peine d'être en Afrique

pour qu'il fasse aussi froid que cela. 

Je viens d'ecrire une lettre a Jeannette et a 

 ...Renot . Il me semble que je suis avec eux

quand je leur ecrit et je crois leur parler 

mais missingcomme ils sont loin. je manque 

peu a midi. Il pleut toujours. Le Commandant

me fait appeler et me dit qu'il me propose

pour adjudant. Si vite de l'avancement 

sans peut être l'avoir merité ? Je n'ai gout 

a rien faire. Le moral ne se rehausse 

pas quand on est malade. je me couche 

le soir de bonne heure mais je ne dors

pas de la nuit. 

11 mars

Nous sommes toujours a quai. Journée

sans incident. Je me suis decidé a 

aller voir le médecin. Il me fait prendre

une purge comme a un simple bleu. 

Toute l'après-midi je vais a la selle. 

Je n'en dors pas mieux la nuit

suivante. je me rapellerai l'attitude 

de nos braves matelots du Victor Hugo. 

Il offrent paquets de tabacs et oranges

a nos hommes qui en sont heureux. 

Je ne puis toujours manger. 

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  • May 23, 2017 17:54:32 Florence-Esther BLOYET

    Je Nous sommes toujours a la 

    même place on commence a 

    trouver le temps long. Le vent 

    souffle moins fort. la mer est 

    calme. Je me couche de bonne heure

    sans avoir presque mangé. Il 

    fait aussi froid ici qu'en Europe. 

    9 mars

    Décidément nous ne partons 

    pas encore. Je ne vais pas mieux ce matin 

    J'ai des frissons, je me demande si je dois 

    aller voir le médecin. On nous amène 

    sur un chaland du foin et de l'avoine

    A midi nous nous mettons en marche 

    et nous venons accoster a quai devant 

    l'arsenal de Bizerte. Nous nous trouvons

    tout a coté du Victor Hugo. On met

    un poste pour empêcher les hommes de 

    descendre a terre. Dans l'après-midi

    le Comt me donne l'autorisation de 

    sortir pour aller au service des  ...subsistances . Je descend a terre et c'est

    ainsi que le 9 mars 1915 a 2 heures de 

    l'après midi j'ai pris pied pour la 

    première fois sur la terre d'Afrique. 

    On nous donne les adresses que nous

    devons donner a nos familles pour nous ecrire. 

    C'est le general  d'Amorde  qui nous 

    commande. Le  Corpo  expéditionnaire 

    comprend deux brigades d'Infrie. 1 régt de 

    chasseurs d'Afrique, 6 batteries de 75 et 

    3 de 65 de montagne plus differents

    détachements de differents services. 

    Je me couche le soir sans avoir

    mangé et avec une forte fièvre. Je crois

    bien que si cela continue je manquerai 

    de mouchoirs. Il parait que les Arabes

    sont très sales comme je n'ai pas été 

    9 loin sur terre je n'ai pas pu m'en rendre

    compte de près. 

    10 mars

    Je me réveille avec un gros

    mal de tête et toujours des frissons, je 

    ne sais si vraiment cela ira mieux et je

    commence a avoir l'estomac creux et cependant

    je n'ai pas faim. Il pleut. On autorise les

    hommes a sortir en colonne pour les 

    promener un peu. Je ne veux pas sortir 

    car je prendrais encore froid. Ce n'est 

    vraiment pas la peine d'être en Afrique

    pour qu'il fasse aussi froid que cela. 

    Je viens d'ecrire une lettre a Jeannette et a 

     ...Renot . Il me semble que je suis avec eux

    quand je leur ecrit et je crois leur parler 

    mais missingcomme ils sont loin. je manque 

    peu a midi. Il pleut toujours. Le Commandant

    me fait appeler et me dit qu'il me propose

    pour adjudant. Si vite de l'avancement 

    sans peut être l'avoir merité ? Je n'ai gout 

    a rien faire. Le moral ne se rehausse 

    pas quand on est malade. je me couche 

    le soir de bonne heure mais je ne dors

    pas de la nuit. 

    11 mars

    Nous sommes toujours a quai. Journée

    sans incident. Je me suis decidé a 

    aller voir le médecin. Il me fait prendre

    une purge comme a un simple bleu. 

    Toute l'après-midi je vais a la selle. 

    Je n'en dors pas mieux la nuit

    suivante. je me rapellerai l'attitude 

    de nos braves matelots du Victor Hugo. 

    Il offrent paquets de tabacs et oranges

    a nos hommes qui en sont heureux. 

    Je ne puis toujours manger. 

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  • May 23, 2017 17:48:09 Florence-Esther BLOYET

    Nous sommes toujours a la 

    même place on commence a 

    trouver le temps long. Le vent 

    souffle moins fort. la mer est 

    calme. Je me couche de bonne heure

    sans avoir presque mangé. Il 

    fait aussi froid ici qu'en Europe. 

    9 mars

    Décidément nous ne partons 

    pas encore. Je ne vais pas mieux ce matin 

    J'ai des frissons, je me demande si je dois 

    aller voir le médecin. On nous amène 

    sur un chaland du foin et de l'avoine

    A midi nous nous mettons en marche 

    et nous venons accoster a quai devant 

    l'arsenal de Bizerte. Nous nous trouvons

    tout a coté du Victor Hugo. On met

    un poste pour empêcher les hommes de 

    descendre a terre. Dans l'après-midi

    le Comt me donne l'autorisation de 

    sortir pour aller au service des  ...subsistances . Je descend a terre et c'est

    ainsi que le 9 mars 1915 a 2 heures de 

    l'après midi j'ai pris pied pour la 

    première fois sur la terre d'Afrique. 

    On nous donne les adresses que nous

    devons donner a nos familles pour nous ecrire. 

    C'est le general  d'Amorde  qui nous 

    commande. Le  Corpo  expéditionnaire 

    comprend deux brigades d'Infrie. 1 régt de 

    chasseurs d'Afrique, 6 batteries de 75 et 

    3 de 65 de montagne plus differents

    détachements de differents services. 

    Je me couche le soir sans avoir

    mangé et avec une forte fièvre. Je crois

    bien que si cela continue je manquerai 

    de mouchoirs. Il parait que les Arabes

    sont très sales comme je n'ai pas été 


  • May 23, 2017 17:46:28 Florence-Esther BLOYET

    Nous sommes toujours a la 

    même place on commence a 

    trouver le temps long. Le vent 

    souffle moins fort. la mer est 

    calme. Je me couche de bonne heure

    sans avoir presque mangé. Il 

    fait aussi froid ici qu'en Europe. 

    9 mars

    Décidément nous ne partons 

    pas encore. Je ne vais pas mieux ce matin 

    J'ai des frissons, je me demande si je dois 

    aller voir le médecin. On nous amène 

    sur un chaland du foin et de l'avoine

    A midi nous nous mettons en marche 

    et nous venons accoster a quai devant 

    l'arsenal de Bizerte. Nous nous trouvons

    tout a coté du Victor Hugo. On met

    un poste pour empêcher les hommes de 

    descendre a terre. Dans l'après-midi

    le Comt me donne l'autorisation de 

    sortir pour aller au service des  ...subsistances . Je descend a terre et c'est

    ainsi que le 9 mars 1915 a 2 heures de 

    l'après midi j'ai pris pied pour la 

    première fois sur la terre d'Afrique. 

    On nous donne les adresses que nous

    devons donner a nos familles pour nous ecrire. 

    C'est le general  d'Amorde  qui nous 

    commande. Le  Corpo  expéditionnaire 



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    Dardanelles

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  • Story location Dardanelles
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ID
9589 / 247568
Source
http://europeana1914-1918.eu/...
Contributor
M. Philippe BOUCHON
License
http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/


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